« Pour l’heure, on est dernier en termes de croissance et de création d’emplois et premier en termes d’inflation et de faillites. Je ne sais pas jusqu’où il faut remonter dans l’histoire pour trouver une situation si catastrophique en Belgique. Mais sans doute fin des années 1970-début des années 1980 », a-t-il affirmé.
Parmi les mesures dans l’air pour engranger de nouvelles recettes, la hausse de la TVA suscite notamment la vive opposition du PS, a rappelé Paul Magnette, qui a pointé parallèlement les 16 milliards d’euros que son parti propose de dégager. Sans « toucher au pouvoir d’achat ».
« Devant la situation actuelle, j’essaie de me dire que ce n’est pas volontaire de la part de la N-VA », a poursuivi Paul Magnette en référence au scénario éventuel selon lequel Bart De Wever, le Premier ministre belge, chercherait à affaiblir l’Etat fédéral pour ensuite mieux le dépecer.
Dans l’hypothèse d’une majorité fédérale qui tomberait à l’occasion des discussions budgétaires, Paul Magnette a indiqué que son parti pourrait être prêt pour d’éventuelles élections. « On ne cherche toutefois pas celles-ci. Une majorité est issue des urnes. Elle doit gouverner et faire son travail », a-t-il dit.