C’est un épisode de plus dans l’affaire entre Vinicius et Gianluca Prestianni, avec une nouvelle fois José Mourinho au cœur des débats. Dans un premier temps, après les accusations de racisme portées par l’attaquant du Real Madrid contre son adversaire argentin, l’entraîneur de Benfica avait déclenché une vive polémique en reprochant au Brésilien d’avoir chambré les supporters portugais en célébrant son but par quelques pas de danse. Taclé notamment par Lilian Thuram et Vincent Kompany, le « Special One » n’avait ensuite pas voulu en rajouter.
Mais ce dimanche en conférence de presse, son propos s’est fait plus précis. « Je l’ai déjà dit : Je veux être impartial, ni défendre l’un ni attaquer l’autre. J’ai même utilisé cette expression : Je ne veux porter ni le maillot rouge du Benfica, ni le maillot blanc du Real. Je veux être impartial dans une affaire qui pourrait être très grave. Ce que j’ai dit fait référence à la présomption d’innocence », a appuyé Mourinho, pour qui il n’est en revanche pas question de défendre Prestianni coûte que coûte.

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« Je le répète, si mon joueur n’a pas respecté ces principes, qui sont les miens et ceux du Benfica, alors sa carrière avec un entraîneur qui s’appelle Mourinho et dans un club comme le Benfica touchera à sa fin. Je ne suis pas un lettré, mais je ne suis pas ignorant, et la présomption d’innocence est un droit. Si vous voulez que je répète 20 fois ce que je rejette, alors je le répète », a-t-il développé dans des propos rapportés par A Bola. Et d’ajouter : « Si le joueur est effectivement coupable, je ne le regarderai plus jamais de la même façon et pour moi, ce sera fini, mais je dois mettre beaucoup de ‘si’ devant. »