Qu’est-ce qui a changé par rapport à la saison passée ? L’ancien joueur du Patro Eisden Maasmechelen a d’abord digéré la différence de niveau entre la D2 et la D1. Marc Wilmots s’attendait à une nécessaire adaptation et le directeur sportif, qui a dépensé 1,5 million € pour l’attirer, a régulièrement parlé avec le joueur, pour le rassurer.
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Euvrard, lui, rappelle que les prémices de cette évolution avaient été aperçues pendant les Europe Playoffs. Il n’avait pas marqué, mais il avait donné quelques passes décisives et était monté en gamme. « Il a de meilleures stats, en ce début de saison, et il joue en confiance », ajoute l’entraîneur, qui ne l’a pas encore sorti cette saison, preuve de son impact sur le jeu.
Une statistique de son match contre l’Antwerp a d’ailleurs attiré l’attention : il a touché douze fois le ballon dans la surface adverse sur le seul match de samedi quand il en était à 19 touches lors des quatre premiers matchs.

Un changement chiffré ©IPM Graphics / Didier Lorge
Toutes ses données, offensives et défensives, car il assume aussi son travail défensif, sont en progression, parfois de manière spectaculaire ; parfois moins puisque le Verviétois était déjà dribbleur il y a un an. Le voilà plus concret désormais, comme s’il était installé sur un nuage quand il provoque son opposant direct par des changements de direction et de rythme qui laissent l’impression qu’il a un temps d’avance.
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« Sous pression, il ne perd pas le ballon, c’est impressionnant »
Rayan Touzghar a découvert Abid cette saison et il ne cache pas sa bonne surprise : « Sous pression, il ne perd pas le ballon, c’est sans doute l’élément le plus impressionnant, note le milieu, qui dit prendre « du plaisir » de jouer dans les parages de son nouvel équipier. Il est capable de donner la bonne passe, de créer des occasions. Il a beaucoup de qualités pour aller très loin. »
Au sein du staff, l’application d’Abid est appréciée et l’apport de Jonathan Legear n’est peut-être pas étranger au changement. L’ancien Diable rouge aiguille les joueurs offensifs et il nous est revenu une discussion au sujet de Rafiki Saïd, qui « pourrait être encore plus décisive, dans la provocation par le dribble », avait glissé le désormais adjoint, à l’époque observateur extérieur. Le conseil a-t-il été suggéré à Abid ?
Dennis Ayensa a vu, lui, de l’intérieur, l’évolution d’Abid. « J’avais déjà observé un petit switch en fin de saison passée. Il a les qualités pour grandir encore (Abid a 23 ans) et faire des choses spéciales. » Sur un ton taquin, l’attaquant ajoute : « S’il progresse comme ça, il va rapporter de l’argent au Standard. »
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« On sent qu’il se passe quelque chose »
Actuellement, il rapporte des points, c’est déjà très bien, et Euvrard laissait filtrer une forme d’objectif en glissant des stats à 5 buts et 5 passes décisives. En grand frère, Ayensa ajoutait : « Je suis un ancien du groupe, pour encadrer, garder les plus jeunes les pieds sur terre. Et si Adnane commence à déconner, je lui botterai les fesses (sourire). »
En ce moment, ce n’est pas nécessaire, c’est plutôt Abid qui botte les fesses des défenseurs. Jusqu’où peut-il aller ? C’est la grande question pour le milieu, élu joueur du match sans surprise, et qui glissait au micro de DAZN : « On sent qu’il se passe quelque chose, il y a du talent et on a fait quelques ajustements pour mieux jouer. » Il parlait du collectif, mais la remarque pourrait valoir pour son cas personnel.
Westerlo, où il avait marqué son premier but et donné sa première passe décisive en D1, est prévenu.