
Les bénévoles de Barrobjectif ont plus de 500 panneaux grand format à préparer.
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Exposés en extérieur, les tirages seront implantés notamment le long des berges de la Charente.
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Les pieux de bois et les grands panneaux d’affichage ont retrouvé leur place dans les rues de Barro. Pour sa 25eédition, le festival…

Les bénévoles de Barrobjectif ont plus de 500 panneaux grand format à préparer.
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Exposés en extérieur, les tirages seront implantés notamment le long des berges de la Charente.
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Les pieux de bois et les grands panneaux d’affichage ont retrouvé leur place dans les rues de Barro. Pour sa 25e édition, le festival de photoreportage Barrobjectif ne change pas le concept qui a fait son succès : des affichages grand format, en extérieur, visibles gratuitement au gré des déambulations des visiteurs. Un décor appaisant, « même si les sujets peuvent être costauds », reconnaît Fabrice Ré, l’un des organisateurs.
Parmi les temps forts, l’exposition de l’invitée d’honneur Natalya Saprunova, qui sillonne seule les routes du Grand Nord. Elle documente la vie sur un sol gelé depuis des millénaires, à l’équilibre aujourd’hui menacé. Autre fierté : la présence de la série « Les visages du génocide : le témoignage silencieux de Gaza », par le photographe palestinien primé Abdelrahman Alkahlout.
524 photos et du matériel ancien exposés
Trois photographes décédés récemment recevront un hommage : Jean-François Leroy, créateur du festival de Perpignan, Visa pour l’Image, décédé le 31 août dernier ; Anthony Lallican, exposé cette année, tué en Ukraine par un drone en 2025 ; ou Matthieu Chazal, photographe charentais décédé en 2024 et dont la série « Levant » sera mise à l’honneur. En tout, ce seront 27 photographes et 524 photos qui seront offerts aux regards dans tout le village.
Cette édition 2026 offrira en outre aux visiteurs une proposition originale : une exposition dédiée aux 200 ans d’histoire de la photographie. Créé en 2025, « 30 photographes, 30 appareils, 30 livres, 200 ans d’histoire », projet du Girondin Pascal Peyrot, associe des figures majeures de l’histoire de la photographie aux machines qui les ont accompagnées. Une chambre daguerienne de 1830 ou un appareil de Paul Nadar seront notamment présentés.
« On a reçu ici certains des photographes les plus renommés de la planète. »
Pendant huit jours, le village sera donc entièrement habité par la photo journalistique. Ce qui confère un charme unanimement reconnu à ce festival. « C’est magique, se souvient Pierre Delaunay, l’un des fondateurs de l’événement : on a reçu ici certains des photographes les plus renommés de la planète : Marie Dorigny, Marc Riboud, Alain Keler… » Des spécialistes triés sur le volet – 300 candidatures reçues, une vingtaine de séries sélectionnées – qui viennent à Barro pour rien, ou plutôt pour le plaisir, grâce à la solide réputation gagnée par cet événement auprès de leurs prédécesseurs.
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Festival Barrobjectif, du 12 au 20 septembre à Barro. Ouverture samedi 10 septembre à 14 h. Remise du prix du public dimanche 22 septembre à 17 h 30. Conférences, causeries avec les photographes, visites commentées et exposition dans la salle communale entre 10 heures à 21 heures. Vendredi 18 septembre à 22 h, visite à la torche. Entrée libre et gratuite. Restauration sur place. Informations : https://barrobjectif.com/edition-en-cours/festival/
L’association des lecteurs de La Charente Libre en causerie sous l’if
Pour la troisième fois depuis sa création, l’Association des lecteurs de Charente Libre fera sa rentrée à Barrobjectif. En 2017 elle avait débattu sur la photo de presse. En 2024, elle était venue rencontrer le grand reporter Philippe Rochot. Le 12 septembre 2026, elle sera à 14 h 30, sous l’if au cœur du village. Une causerie sur l’aventure Barrobjectif sera proposée avec Pierre Delaunay, suivie d’un débat avec Pierre Rouanet, photojournaliste à la Voix du Nord, sur la situation de la photographie de presse, menacée par les difficultés des groupes de presse et l’intelligence artificielle. Pierre Rouanet présente aussi à Barro « Le combat des hommes d’acier », sur les luttes des ouvriers de l’aciérie Ascoval.