« L’amiante, c’est une bombe à retardement. Le cancer de la plèvre se déclare très tardivement après la période d’incubation », explique Héléna Collet, la présidente de l’Association d’aide aux victimes de l’amiante, pesticides et autres produits toxiques (ex-Amiantés de l’Anjou). L’association compte plus de 300 adhérents : des gens malades et d’autres qui ont été exposés alors qu’ils travaillaient dans l’industrie ou dans le bâtiment. D’origine minérale, l’amiante a été très utilisé sous forme friable (plaques, flocage…), dans les colles, les liants comme dans les ciments.

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« Je connais une dame qui a été contaminée par les habits de travail de son mari qu’elle lavait toutes les semaines. Tous les deux sont décédés depuis à cause de l’amiante », se souvient Héléna Collet. Depuis la création de l’association, en 2008, la présidente de l’association a défendu 114 cas, sachant que chez beaucoup la maladie n’est pas déclarée. « Toutes les personnes qui ont travaillé avant l’interdiction de l’amiante en 1997 peuvent développer cette pathologie au-delà de 80 ans. Moi-même, je passe un scanner tous les cinq ans. À chaque fois, la visite de contrôle provoque de l’angoisse, de la peur. »

« Une fois qu’on a été exposé, on n’est plus à l’abri »

L’amiante attaque les poumons mais également les ovaires chez les femmes. « Une fois qu’on a été exposé, on n’est plus à l’abri, poursuit Héléna Collet. Il y a d’autres maladies qu’on essaie de faire reconnaître.  Mais il faut prouver un lien avec l’amiante et le faire confirmer par les médecins. » Héléna Collet travaillait chez Valéo Système électrique à Angers (le site a fermé en 2014), une entreprise qui a été reconnue comme site amianté comme celui de Bosch à Angers. « On travaillait sur des alternateurs, les démarreurs. L’amiante volait partout dans l’usine. »

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L’amiante reste très présent dans de nombreux bâtiments en France, construits avant 1997 : des bâtiments scolaires, des salles de sport, des poulaillers industriels mais aussi des dépendances de jardin. « Le danger c’est quand les bâtiments tombent en ruine et s’effondrent. »

L’Association d’aide aux victimes de l’amiante, pesticides et autres produits toxiques est joignable par courriel (assoamiantepesticide@gmail.com) et au 06 26 20 80 79.