
Publié le 08 septembre à 07h33
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Malgré l’interdiction de fumer dans les écoles depuis 2006, le tabac et la cigarette électronique demeurent visibles et accessibles aux jeunes, comme le souligne une récente enquête menée dans le Hainaut.
Depuis le 1er septembre 2006, il est interdit de fumer dans une école en Fédération Wallonie-Bruxelles. Vingt ans après l’entrée en vigueur de cette mesure, son application reste toutefois imparfaite, notamment dans les cours de récréation, constate une étude menée par une équipe de l’UCLouvain et financée par la Fondation contre le Cancer.
Au total, 3.064 élèves de 3e et 4e secondaire, issus de 18 écoles de la province du Hainaut, ont été interrogés. Les résultats montrent que le tabac reste très présent dans l’environnement scolaire. Près de quatre élèves sur dix déclarent voir d’autres jeunes fumer à l’intérieur même des bâtiments et la moitié disent en observer dans l’enceinte de leur école.
Le phénomène est encore plus visible à proximité des établissements : trois quarts des adolescents interrogés disent voir des élèves fumer aux grilles de leur école et 82 % aux abords immédiats.
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L’étude met également en évidence la place prise par la cigarette électronique chez les adolescents. Elle est désormais « le produit le plus expérimenté » : près de la moitié des élèves interrogés affirment l’avoir déjà essayée, contre environ un quart pour la cigarette classique. « Avoir une société dans laquelle les produits de tabac sont aussi faciles d’accès, cela envoie le message que finalement ce n’est peut-être pas si grave, alors qu’on sait très bien que c’est très dangereux », alerte Nora Mélard, experte tabac à la Fondation contre le Cancer.
Dans le même temps, la cigarette semble retrouver une certaine visibilité auprès des jeunes. De plus en plus de célébrités s’affichent avec une cigarette, un phénomène parfois désigné par le terme de « cigfluenceurs ». Après avoir été progressivement délaissée par les nouvelles générations, la cigarette redevient ainsi un objet à la mode dans certains univers.
À cela s’ajoute le succès de la puff auprès des jeunes : la vente est pourtant interdite aux mineurs, c’est-à-dire aux moins de 18 ans. Malgré cette interdiction, elle figure parmi les produits de consommation de nicotine et de tabac les plus consommés par ce public.
