« Plus wallon qu’à Blankenberge ou à Nieuport » et de taille « intermédiaire » : à Coxyde, « il y a de l’ambiance… mais pas trop »

« C’est une demande volontaire de notre part, en vue de sauver l’emploi et l’entreprise, et pour continuer à avancer avec la marque », a-t-il évoqué. Il a également ajouté qu’il est actuellement très compliqué pour les restaurateurs de survivre dans l’Horeca. Avec des charges sociales « beaucoup trop lourdes », Fernand Obb se sent acculé par l’ONSS.

« Nous employons des membres du personnel qui nous sont fidèles depuis sept ou huit ans. Nous valorisons leur expérience et nous ne comptons pas nous séparer d’eux », a précisé Cédric Mosbeux en expliquant que la masse salariale de ses employés a fortement augmenté.

Les prix en évolution constante

Dans ce contexte financier compliqué, impossible de ne pas évoquer les coûts en augmentation pour les restaurateurs. « Le prix du bœuf a augmenté de 30% en quelques mois. Le prix des crevettes est revenu à la normale mais elles coûtaient le double ou le triple il y a deux ans. Nos fournisseurs adaptent leur prix de semaine en semaine. Mais nous ne pouvons pas faire pareil dans nos menus. »

Difficile donc pour un restaurateur qui travaille avec des produits locaux et ne souhaite pas faire de compromis sur la qualité, de répercuter les prix du marché sur son menu… résultat les marges fondent. Et le restaurateur n’est pas le seul à subir le contexte économique général, le consommateur, lui aussi, voit ses dépenses notamment côté sortie. « Nous avons connu une petite baisse de fréquentation. Mais surtout les clients font plus attention à ce qu’ils consomment. L’addition moyenne diminue. »

Suite à ce contexte, Fernand Obb se concentre sur le resto historique à Saint-Gilles et sur le nouvel établissement ouvert à Anvers en début d’année, qui connaît « de bons débuts » selon Cédric Mosbeux. Il a également évoqué les accords avec ses partenaires financiers et ses fournisseurs.

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