Il est parvenu à faire de sa passion un métier. Sabino Puma a commencé sa formation de peintre au Pérou, dont il est originaire. J’ai passé plusieurs années là-bas. Les débuts ont été difficiles, mais j’ai pu faire ma place petit à petit, raconte-t-il. En 2015, Sabino Puma s’installe finalement en France. J’ai été confronté à une différence de culture, en arrivant en Europe, affirme-t-il. Les Français n’ont pas la même vision de l’art que les Péruviens. Il a fallu m’adapter, faire de l’art plus contemporain.
Le marc de café, un médium
L’artiste se plaît à dire : Au Pérou, l’art est plus artisanal. Ici, mon art est plus artistique.
Sabino Puma a eu sa période abstraite. Je fais un peu des deux. Je réalise surtout des tableaux figuratifs. Mais il m’arrive parfois de me laisser une grande liberté, et de m’exprimer par une œuvre beaucoup plus abstraite. Cette peinture laisse alors passer l’émotion d’un instant. Je m’inspire de chaque situation, ce qui rend mes tableaux différents, selon les périodes.
Dans le cadre de son art, Sabino Puma aime utiliser des éléments très naturels. Les deux outils que j’utilise le plus sont le charbon de bois et le marc de café, précise-t-il. Autrefois, les artistes faisaient leur propre pigment, avec ce qu’ils avaient sous la main. C’est ce que j’essaye de faire.
Ses peintures sont donc en majorité monochromes… si ce n’est une infime partie de la toile. Je mets une toute petite touche de couleur, à un endroit bien précis. J’aime peindre les oiseaux. Cette différence avec le reste de la toile les rend encore plus vivants.
Installé à Niort depuis quelque temps, Sabino Puma a ainsi pu représenter le Marais poitevin, avec le martin-pêcheur, qu’il aime appeler le bijou du marais. Ses œuvres s’inspirent notamment de la forêt amazonienne, comme une transition entre son enfance péruvienne et son installation définitive en France.
L’exposition est visible aux horaires d’ouverture de l’abbaye.