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Dehors, la tempête Nils a arraché des arbres, emporté des poteaux électriques et fait déborder la Garonne. On ne sait pas encore qu’on mettra trois jours à rentrer chez soi. Nous sommes au cœur de Toulouse, où de puissantes bourrasques offrent un brushing gratuit aux passants. Nina Meurisse nous a donné rendez-vous dans un petit hôtel du centre-ville, dans l’ambiance feutrée et les «vibrations positives» d’une playlist néo-soul. Elle entre, sourire lumineux et veste polaire zébrée bleu et blanc enfilée sur un pull fuchsia, spontanée, sans afféteries. Plus tard, on l’entendra dire «nature, peinture», pour évoquer ses envies de s’installer en Bretagne, loin du bitume parisien. Elle vient d’enchaîner six semaines de tournage dans la région, et elle n’a même pas l’air fatigué. Elle commande un café au lait, on fait pareil, il arrive sans sucre et, déjà, elle bondit pour en demander au comptoir alors qu’elle n’en prend même pas. Dans la vie comme à l’écran, l’attention aux autres semble être l’un de ses fondamentaux.
Dans le film Julian, qui sera présenté à Genève au Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) du 6 au 15 mars 2026, elle incarne l’écrivaine et performeuse flamande Fleur Pierets, une femme qui a entrepris, avec son amoureuse Julian P. Boom, de se marier dans tous les pays où les couples de même sexe étaient autorisés à le faire. Mais ce «Project 22» – car il y avait 22 pays sur la liste – est brutalement mis en échec par le cancer qui touche Julian.