Sophie Mercier

Par Sophie Mercier

Publié le 08 septembre à 19h31

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Au-delà du recul observé en mathématiques et des difficultés en lecture, l’enquête internationale PISA met en lumière de fortes disparités entre les systèmes scolaires belge francophone et néerlandophone. Redoublement, apprentissage des langues et poids de l’origine socio-économique : les résultats révèlent aussi quelques évolutions plus encourageantes.


C’est une tendance générale. Comme dans d’autres pays, le niveau des mathématiques en Belgique francophone continue de régresser. Même constat dans l’étude menée auprès de 800 000 élèves dans 91 pays. En lecture aussi, les élèves francophones présentent des difficultés dans l’apprentissage de la langue. Pour cette chercheuse de l’université de Liège, les raisons sont multiples. L’absentéisme, la perte de discipline et un changement dans l’approche du test. « Moins de concentration, une baisse de l’attention, des réponses beaucoup plus rapides et erronées, les élèves en lecture aussi ont plus de difficultés avec les questions complexes », décrypte Valérie Quittre, analyste des chiffres de l’étude PISA pour l’université de Liège.

En sciences, le niveau en fédération Wallonie-Bruxelles reste stable. Il rejoint la moyenne internationale, mais une moyenne en net recul. Si l’enseignement flamand reste plus performant que le francophone, le niveau lui aussi baisse depuis plusieurs années.




Le niveau de néerlandais baisse

Outre les maths, l’apprentissage du néerlandais reste problématique. En 25 ans, son niveau a perdu 65 points. Et ce malgré une évaluation linguistique obligatoire en maternelle. Les plus impactés sont les élèves ne parlant pas le néerlandais à la maison. » Je pense que les parents qui veulent donner une chance de réussite à leurs enfants doivent eux aussi les accompagner et commencer à lire », considère Zuhal Demir (N-VA) ministre flamande de l’Enseignement.

Les champions du redoublement

Grosse différence entre le nord et le sud, le pourcentage de redoublement chez les jeunes de 15 ans. 12 % côté néerlandophone, 35 côté francophone. « On reste les champions du redoublement, oui, reconnaît Valérie Quittre, analyse des chiffres de l’étude PISA pour l’université de Liège. En moyenne OCDE, on est aux alentours de 10 %, voire moins de 5 % en Grande-Bretagne par exemple ».

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