La réponse du cabinet Glatigny

Le cabinet de Valérie Glatigny juge prématuré de tirer un bilan de la réforme sur l’emploi : les réaffectations sont toujours en cours et une situation consolidée ne pourrait être établie que fin octobre. Il souligne aussi que l’administrateur général de Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE) ne prévoit, à ce stade, pas de pertes d’emploi dans son réseau.

Il souligne que l’instabilité des enseignants temporaires préexistait à la réforme. Chaque année, ceux-ci voient leur engagement prendre fin au terme de l’année scolaire avant de devoir retrouver des heures à la rentrée. Selon le cabinet, la réforme pourrait rendre ce phénomène « légèrement plus important », sans permettre pour autant d’attribuer à celle-ci chaque perte d’heures constatée aujourd’hui.

Selon le cabinet, l’augmentation de deux périodes de la charge des enseignants du secondaire supérieur répond à la pénurie et doit permettre d’assurer davantage d’heures de cours. La mesure rendrait 1.300 équivalents temps plein (ETP) non nécessaires. Un chiffre que le cabinet met en regard des quelque 2.170 ETP qui se libéreraient annuellement dans le supérieur via les pensions, DPPR (Disponibilité Précédant la Pension de Retraite), réorientations et autres départs naturels. Il conteste dès lors que la réforme entraîne la perte de « 1.300 emplois ».

Les réaffectations gelées

Le cabinet reconnaît néanmoins que certains temporaires pourraient perdre des heures, au moins dans un premier temps. Pour en limiter l’impact, certaines réaffectations sont gelées jusqu’à la fin de l’année scolaire 2026-2027. Les temporaires prioritaires bénéficient par ailleurs d’une garantie de revenus jusqu’au 31 décembre 2026 : des heures de cours perdues en raison de la réforme pourront être remplacées par d’autres missions au sein de l’école.

À terme, le cabinet défend la création d’un CDI pour réduire l’instabilité des enseignants en début de carrière ou de seconde carrière comme Michael.