Gwendeline Delieux

par Gwendeline Delieux

Publié le 09 septembre à 11h03

Ajoutez-nous à vos favoris Google
Après le rejet d’un premier plan, Vanessa Matz soumet une nouvelle liste de 33 bureaux menacés. Répartition revue, critères recentrés sur la fréquentation et les services… ce plan sera-t-il suffisant pour passer le cap du kern ?


Une liste de 33 bureaux de poste menacés de fermeture se trouve sur la table du gouvernement. C’est ce que révèle L’Echo ce mercredi matin. Leur fermeture est envisagée pour 2027, sous réserve de validation par le kern. Parmi eux, 21 sont situés en Flandre et 12 en Wallonie. Sont notamment concernés ceux de Theux, Mont-Saint-Guibert, Lobbes, Corswarem, Oreye ou Merbes-le-Château.

Une première proposition avait été mise sur la table par la ministre des Entreprises publiques, Vanessa Matz, début juillet, mais elle avait été recalée par ses collègues. Ils estimaient que ces fermetures touchaient majoritairement la Flandre (26 dans le nord du pays et 4 dans le sud) et ne généraient pas un rendement budgétaire suffisant. Cette première mouture reposait sur le maintien d’un bureau de poste par commune, un critère qui ne tenait pas compte des fusions réalisées au nord du pays.



La ministre a donc soumis un nouveau plan, basé sur d’autres critères. La nouvelle formule tient compte, pour moitié, du nombre de contacts clients annuels (afin de fermer en priorité les bureaux les moins fréquentés) et, pour l’autre moitié, de la nature des contacts (pour fermer les bureaux qui font plus de colis et maintenir ceux qui rendent davantage de services postaux et financiers). Pour des raisons de proximité, les bureaux n’ayant pas d’alternative à moins de 5 kilomètres sont maintenus.

À lire aussi

Lancement du Bbox City Network par Bpost à Ostende, mardi 11 août 2026. Le projet vise à faire face aux pressions logistiques liées à la livraison de colis à domicile. Les consignes à colis seront installées dans des espaces privés et publics.
Une nouvelle fonctionnalité de Bpost met en colère les libraires : « On va devoir licencier »

Le plan doit désormais être approuvé par le kern, mais la question du rendement budgétaire devrait toujours poser problème. L’accord de majorité prévoit une économie récurrente de 50 millions d’euros par an en 2027, 2028 et 2029 (un tiers de la subvention accordée à bpost pour les services d’intérêt économique général). Or, avec cette seconde mouture, on en serait toujours loin, selon l’Echo.



Bpost