Le Conseil d’Etat n’est pas opposé au principe d’un pass permettant aux automobilistes de prolonger la vie de leur véhicule dans le trafic de la capitale contre paiement, mais il demande au gouvernement bruxellois de justifier davantage le dispositif qu’il entend mettre en place, a déclaré mercredi la secrétaire d’Etat à l’Environnement Ans Persoons (Vooruit).

Avant de partir en vacances, le gouvernement bruxellois s’est notamment accordé sur la réforme de la Zone de Basse Emission (LEZ) qu’il souhaite mettre en place. La LEZ sera maintenue conformément au calendrier initial et ses principes fondamentaux sont confirmés.



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A l’horizon 2027, une réforme prévoit toutefois des mesures d’accompagnement pour les Bruxellois qui ne disposent pas des moyens financiers nécessaires pour remplacer immédiatement leur véhicule par un modèle plus respectueux de l’environnement. Sera mis en place un pass annuel de 350 euros pour toute personne circulant encore avec un véhicule polluant qui n’est plus autorisé à entrer à Bruxelles depuis le dernier jalon de la LEZ. Ce pass sera renouvelable jusqu’à cinq années consécutives. Ce pass annuel coûtera 200 euros pour les personnes à faibles revenus domiciliées dans la Région bruxelloise.



« On a eu un retour du Conseil d’Etat pour nous dire : chercher un équilibre entre les objectifs environnementaux et en même temps une adaptation, une accessibilité sociale plus grande, plus inclusive, c’est possible, mais il faut mieux, motiver, mieux objectiver pourquoi vous faites certains choix… C’est bien possible si nous donnons toutes nos analyses des chiffres pour mieux expliquer nos choix », a expliqué mercredi Ans Persoons, interrogée par BX1.