« Metal God ». Rien que ça. C’est le surnom de Rob Halford, dont la voix est devenue légendaire. Avec Judas Priest, groupe formé à Birmingham en 1969, il contribue dès les années 1970 à définir le son du heavy metal : riffs acérés, guitares jumelles, puissance et envolées vocales. Le nom du groupe n’a d’ailleurs rien de satanique : un clin d’œil à une chanson de Bob Dylan, « The Ballad of Frankie Lee and Judas Priest » (1967).
19 albums, 50 millions de disques vendus et une influence majeure, de Metallica à Slayer, Megadeth ou Anthrax, jusqu’au metal extrême. Et puis le look : cuir, clous, chaînes et esthétique biker, popularisés par Halford et nourris par l’imagerie de Tom of Finland. Un vestiaire issu notamment de la culture gay leather devenu, paradoxalement, l’un des codes les plus virils du metal. De « Breaking the Law » à « Painkiller », leurs classiques résonneront le temps d’une soirée dans le Sud-Ouest, aux côtés des titres de leur 19e album studio, « Invincible Shield » (2024).