Musée des Beaux-Arts de LyonMusée des Beaux-Arts de Lyon

Entrée du Musée des Beaux-Arts de Lyon © Romane Thevenot

À l’appel de l’intersyndicale CGT Ville de Lyon et SUD-CT, les agents d’accueil et de surveillance du Musée des Beaux-Arts de Lyon seront en grève à partir du 11 septembre.

Après les vagues successives de canicule qui ont touché Lyon cet été, les agents d’accueil et de surveillance du Musée des Beaux-Arts de Lyon font état ce mercredi d’une « forte dégradation de leurs conditions de travail depuis plusieurs mois » et annoncent se mettre en grève à compter du 11 septembre. Deux rassemblements sont en parallèle prévus le jeudi 10 septembre à 17 h 30 et le vendredi à 9 h 30, devant le musée.

Des ouvertures gratuites annoncées « dans des délais extrêmement courts »

En raison des fortes chaleurs, la Ville de Lyon avait, à plusieurs reprises, mis en place la gratuité de ses musées, dont celui des Beaux-Arts afin que les Lyonnais puissent bénéficier d’un lieu de fraîcheur. Mais « certaines ouvertures gratuites ont été annoncées dans des délais extrêmement courts, parfois du jour au lendemain, notamment les 29 juillet et 4 août », déplore l’intersyndicale dans un communiqué, entrainant ainsi « une hausse importante de la fréquentation qui épuise l’équipe d’accueil dont les effectifs sont largement insuffisants. » Et la réunion qui s’est tenue le 27 août avec la direction n’aurait pas apporté « d’engagement clair permettant d’améliorer la situation », assure-t-elle encore.

Contactée, la Ville de Lyon assure de son côté qu’un « travail de retour d’expérience sera prochainement engagé avec les équipes afin d’en tirer tous les enseignements nécessaires » de ces « mesures d’expérimentation exceptionnelles. » Une rencontre s’est notamment tenue hier, mardi 8 septembre, à la suite du dépôt du préavis de grève le 4 septembre. « Des réponses ont déjà pu être apportées aux revendications exprimées, notamment avec le renfort de moyens pour l’exposition Musée sentimental », précise-t-elle.

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« La gestion de crise devient la norme »

Mais ces épisodes caniculaires ne sont pas la seule raison de ce mal-être et la situation « n’est plus tenable. » Les syndicats affirment que les agents d’accueil et de surveillance ne sont tout simplement « pas assez nombreux pour assurer correctement leurs missions, en particulier lors des expositions temporaires » et que la gestion de crise « devient la norme. » Les agents s’inquiètent donc de ne plus pouvoir garantir « durablement la qualité du service public, la sécurité des œuvres et des personnes. »

La CGT et SUD demandent donc une augmentation des effectifs permanents, la révision de l’organisation de la gratuité en période de canicule, mais également des renforts adaptés à la charge réelle de travail, l’élaboration « collective » d’un règlement de fonctionnement du service et une augmentation des rémunérations.

Les syndicats appellent enfin la Ville de Lyon à ouvrir « sans délai de véritables négociations. » Des discussions pourraient avoir lieu prochainement, la municipalité assurant demeurer « pleinement attentive à leurs attentes lors des prochains échanges. »

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