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9 sept. 2026 à 12h12
C’est un événement incontournable qui vient donner de la couleur aux rues de Nîmes. Depuis 2012, les murs du quartier Gambetta de la capitale du Gard se transforment, chaque rentrée, en terrain de jeu pour des artistes venus de tous horizons pour montrer leur talent. Une aubaine pour ce quartier de la cité des Antonins peu valorisé et parfois délaissé des touristes, qui n’hésitent pas à se perdre dans ses petites rues pour admirer ce qui fait le charme « du Gambetta ». Un an après, « l’Expo de Ouf ! » est de retour pour en mettre plein les yeux.
Le street art se marie à la cité des Antonins
En ce début de soirée, le soleil cogne fort à Nîmes, avec plus d’une trentaine de degrés au mercure. Rue Clérisseau, une mère de famille s’avance avec ses deux enfants, l’un d’entre eux lance : « je t’avais dit maman, il est là le cheval », et il a raison.
Après une dizaine de jours de peinture, un cheval bleu vient veiller sur cette rue à l’écart du centre historique de Nîmes. L’œuvre d’Olivier Bonhomme remplace la Nature morte de Charles Foussard, peinte lors de l’édition précédente. Le cheval et son cavalier ont de quoi intriguer, déjà par les couleurs utilisées par l’artiste, chaudes, mais aussi par les nombreux détails : crinière rousse, tâches bleutées, cavalier au style décontracté…
Accompagné d’une cape rouge à la taille démesurée, le cavalier moderne est vêtu de lunettes, comme pour affronter la chaleur qui tape sur Nîmes depuis de nombreuses semaines. Les volets de l’habitation participent également au charme de la fresque, ils se marient parfaitement avec le travail de l’artiste.

Le cavalier moderne et son cheval à la crinière rousse. (©Théo Gueydan / Actu Nîmes)À la découverte des œuvres
Pour trouver les autres œuvres réalisées dans le cadre de « l’Expo de Ouf ! », plusieurs options s’offrent aux curieux : regarder la carte disponible sur le site de l’événement ou sillonner les rues du quartier Gambetta tel une chasse au trésor grandeur nature.
Au détour du fort Vauban, à quelques dizaines de mètres du cavalier et son cheval, les couleurs grisâtres des maisons et appartements ont laissé place à des couleurs qui viennent redonner un peu de vie au quartier. Rue Astruc, Maria Orovio expose son art aux couleurs chaudes et aux formes variées, qui se fondent idéalement avec les traces de la vie à l’image de quelques fissures sur les façades.

À proximité du Fort Vauban, le gris des habitations est remplacé par des couleurs chaudes. (©Théo Gueydan / Actu Nîmes)Tant que vous êtes là
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Vélo accroché, femmes qui dansent…
Pour admirer la suite de « l’Expo de Ouf ! » version 2026, il va falloir réussir à s’évader du quartier du Fort Vauban pour se rendre rue Bonfa, où SeeS a produit son art au numéro 10. Vert blanc, rouge, orange, vert… C’est un véritable mélange de couleurs qui saute aux yeux, la poubelle à proximité a également eu le droit à sa remise en forme colorée…

SeeS met la couleur à l’honneur rue Bonfa. (©Théo Gueydan / Actu Nîmes)
À quelques encablures du boulevard Gambetta, à l’angle de la rue Saint-Charles et de la rue Clérisseau, Iota vient montrer l’étendue de son talent avec un homme (ou un enfant ?) pensif, le regard tourné vers l’horizon. Contrairement à ses confrères, l’auteur utilise des couleurs plus froides, du violet, vert foncé, peut être pour montrer la détresse du personnage. Un personnage probablement à la recherche de son vélo accroché au mur juste à côté.

À quelques pas du boulevard Gambetta, la détresse d’une personne à la recherche de son vélo. (©Théo Gueydan / Actu Nîmes)
Œuvre la plus éloignée de l’édition 2026 de « l’Expo de Ouf ! », celle de Pierre XZXZ vient apporter une touche insolite à la rue Richelieu. Sur les murs d’une habitation qui fait l’angle avec la rue Villars, deux femmes en robe d’or dansent, les mains tournées vers le ciel. Les deux sont entourées de bulles avec deux plusieurs animaux : un oiseau sur le museau d’un renard et un papillon. Les touches de bleu viennent parfaitement se mêler aux couleurs dorées, mais également au soleil qui rayonne sur Nîmes.

À l’angle de la rue Richelieu, deux femmes dansent. (©Théo Gueydan / Actu Nîmes)
Si ces fresques ont pour vocation d’être en place jusqu’à la prochaine édition, il est naturellement demandé de ne pas les dégrader, car certaines l’ont été par des tags et graffitis les années précédentes.
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