L’hypertension artérielle concerne un adulte sur trois.Une campagne est lancée pour inciter les Français à se faire dépister.Le médecin Michel Cymes est l’invité de « Bonjour ! Avec vous ».

Suivez la couverture complète

Bonjour ! La Matinale TF1

Ajoutez TF1info à vos sources sur Google

En France, 17 millions de personnes sont concernées par l’hypertension, mais seuls 55% des hypertendus connaissent leur diagnostic, rappelle Santé publique France. Appelée « le tueur silencieux », cette pathologie ne  se manifeste pas par des symptômes. « On n’a pas forcément mal à la tête, on n’a pas forcément un essoufflement, on n’a pas forcément des bourdonnements dans les oreilles. Et on peut avoir une tension trop élevée », détaille Michel Cymes, invité de « Bonjour ! Avec vous ». Pourtant, elle peut provoquer des dégâts pendant des années sans que la personne hypertendue ne le sache. L’hypertension augmente, par exemple, le risque d’infarctus ou de déclin cognitif précoce. Par ailleurs, l’Assurance Maladie rappelle que cette pathologie est la première cause évitable d’accident vasculaire cérébral. Pourtant, nous n’avons pas encore le réflexe de mesurer sa tension et les médecins ne la prennent pas automatiquement. Pour mieux détecter l’hypertension et permettre une meilleure prise en charge de la maladie, l’Assurance Maladie a lancé une campagne afin d’inciter à un meilleur dépistage. 

Prendre sa tension tout seul

Prendre sa tension nécessite de prendre quelques précautions : il ne faut pas boire de café ni prendre de médicaments et il faut se poser. « Le mieux, c’est de la prendre chez soi, au repos, après 15 minutes allongé ou assis tranquillement. Et de la prendre plusieurs fois par jour pour avoir une vraie moyenne », recommande Michel Cymes, l’une des figures de cette nouvelle campagne de sensibilisation. Cette moyenne doit ensuite être communiquée à son médecin. 

En pharmacie, des tensiomètres pour le bras ou le poignet coûtent une vingtaine d’euros. Pour un tensiomètre du poignet, il faut amener son poignet à peu près à la hauteur du cœur. L’appareil peut être mis sur le bras droit ou le bras gauche, avec le petit boîtier à l’intérieur du poignet. Une fois qu’il est mis en marche, il gonfle tout seul. Il n’existe pas de norme concernant la tension car celle-ci est propre à chacun. « En revanche, il y a une norme permettant de dire qu’il y a une hypertension artérielle, c’est quand c’est plus de 14 pour le grand chiffre et 9 pour le petit. Quand vous êtes au-delà de 14,9 », détaille le médecin. Le premier chiffre correspond au cœur qui se contracte et le second au cœur qui se détend. Des auto-tensiomètres connectés collectent les données eux-mêmes, mais cela coûte plus cher.

Lire aussi

« Votre tension mérite votre attention » : l’Assurance maladie lance une campagne pour sensibiliser à l’hypertension

Les facteurs d’hypertension

L’hypertension augmente toujours le soir, en fin de journée en raison de l’activité qui a eu lieu dans la journée. En période de canicule par exemple, l’organisme doit travailler pour maintenir une température corporelle normale. « Le cœur bat plus vite, le cœur s’accélère, la tension augmente, et à la fin de la journée, vous avez une tension trop élevée », indique le docteur. C’est pourquoi il est important de prendre sa tension le matin, au lever, puis de la prendre plusieurs fois dans la journée, toujours après une période de repos. 

Le fait de manger trop de sel est un facteur d’hypertension. « Les gens qui sont hypertendus ont intérêt à limiter leur consommation de sel », détaille-t-il. Le surpoids est aussi un facteur de risque pour l’hypertension artérielle. « Avant même de prendre des médicaments, il suffit parfois de baisser sa surcharge pondérale pour avoir une tension qui se régularise », indique-t-il. Une bonne hygiène de vie, avec une activité physique, est plus efficace que des médicaments. Pour conclure, Michel Cymes conseille de contrôler sa tension chez son médecin « au minimum une fois par an ».

C.F pour TF1 INFO