L’Atelier de recherche et d’action urbaines (Arau) a affirmé mercredi avoir établi l’existence de deux abris anti-aériens aménagés dans les caves du Palais du Midi, à Bruxelles, et demande un travail archéologique avant toute poursuite des travaux dans les sous-sols de ce bâtiment, concerné par le chantier du métro 3.
Construits en 1940 et 1943, ces abris de la défense aérienne passive figureraient parmi les plus grands que la capitale ait comptés. D’une superficie de 450 mètres carrés, ils pouvaient accueillir jusqu’à 1.500 personnes. L’Arau souligne d’ailleurs que ces installations sont antérieures à l’abri aujourd’hui classé situé sous la place du Jeu de Balle.
Leur existence a pu être attestée grâce au recueil de témoignages d’anciens usagers et à un travail de recherche minutieux dans les archives, souligne l’Arau. Jusqu’à présent, l’histoire du bâtiment en tant que lieu de mémoire du conflit mondial n’avait pas été documentée, faute de procédure de classement et de recherches patrimoniales approfondies.
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L’association exige qu’un travail archéologique vienne compléter ces découvertes avant que les travaux dans les souterrains du Palais du Midi ne se poursuivent. Elle demande également à la Ville de Bruxelles, propriétaire du lieu, de rendre accessibles les plans complets de l’édifice, dont la consultation est actuellement refusée.
L’Arau appelle les autorités communales à cesser de collaborer au « saccage patrimonial orchestré par la Stib » et à protéger ce monument historique de 40.000 mètres carrés. L’association rappelle que ses demandes de classement introduites en 2023 et 2025 ont été « balayées » par le gouvernement « parce que la protection du bâtiment aurait constitué une entrave au projet de tunnel pour le métro 3 », d’après elle.