« On ne choisit pas les artistes qui ont le droit de monter sur scène en fonction de leurs opinions, de leur religion ou des combats qu’on leur prête. En France, ce ne sont pas les intimidations politiques qui doivent faire la programmation culturelle », a-t-il ajouté.

La DJ Barbara Butch va porter plainte contre LFI pour provocation à la haine et à la violence : « Je suis toujours en état de choc »

« Importer des conflits géopolitiques pour intimider une artiste(…) est une dérive démocratique majeure et préoccupante, » a renchéri le vice-président LR de la métropole d’Amiens Pierre Savreux.

Barbara Butch, militante queer, est la cible d’attaques régulières sur son orientation sexuelle ou son poids depuis qu’elle a été l’un des visages de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris en 2024.

Son concert à Grenoble le 18 juillet, cible d’un appel au boycott notamment de la part de l’antenne grenobloise de La France insoumise, avait été interrompu au bout d’une vingtaine de minutes par des « jets de projectiles », selon la mairie de Grenoble qui a annoncé porter plainte.

Les militants reprochaient à la DJ, de confession juive, sa participation en 2025 à un événement organisé à la résidence de l’ambassadeur de France en Israël, et d’avoir signé une tribune en faveur de la proposition de loi Yadan, qui visait à « lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme », contestée et retirée depuis.

Dans la foulée, la ministre de la Culture Catherine Pégard avait annoncé fin juillet l’envoi de deux circulaires destinées aux préfets et aux magistrats du siège pour renforcer l’application des sanctions contre le délit d’entrave à l’expression artistique.

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