En demandant la suspension du marché carbone européen, le ministre italien Adolfo Urso défie frontalement l’un des piliers du Ursula von der Leyen et du Green Deal. Simple signal politique destiné à défendre l’industrie transalpine ou début d’une fronde plus large contre le système d’échange de quotas d’émission (ETS) ? Alors que plusieurs États membres réclament une réforme pour préserver la compétitivité face aux États-Unis et à la Chine, l’Italie pourrait bien ouvrir une séquence décisive pour l’avenir de la stratégie climatique européenne.