1 – La Table de Maxime
Deux étoiles Michelin, Chef de l’année Gault & Millau 2024, 17,5/20 au guide, membre des Grandes Tables du Monde : Maxime Collard n’a plus rien à prouver, mais il continue quand même. Formé au Karmeliet*** à Bruges, cet enfant du pays est revenu planter son drapeau gastronomique dans le hameau de Our (situé dans la commune de Paliseul) en 2009 et a décroché sa première étoile un an plus tard. Depuis, il n’a cessé de grimper. Dans cette ancienne fermette rénovée au design épuré, avec son extension au bardage miroir qui se fond dans le paysage luxuriant, on vient chercher ce qui se fait de mieux. Le ris de veau en croûte à la truffe Melanosporum, le pigeon aux épices avec sa chiconette et son orange sanguine, l’ananas-coco au poivre Timut : le menu Découverte à 110 € enchaîne les moments de grâce. À quelques mètres de la terrasse, la rivière de l’Our coule tranquillement dans ce hameau qui semble hors du temps. Et l’on se dit que la discrétion est parfois la forme la plus aboutie d’assurance. Rue de l’Our 10, 6852 Paliseul
2 – La Fleur de Thym
David Heine et Olivia Sauvage forment ce duo rare où cuisine et salle dialoguent à la perfection. Lui, originaire de Gouvy, célèbre les ingrédients avec créativité. Elle, en salle et aux desserts, assure cette chaleur qui transforme un repas en souvenir. Membres des Jeunes Restaurateurs (Olivia en préside même l’association depuis 2025), ils ont choisi la clarté : un seul menu réinventé toutes les six semaines maximum, décliné en trois formats selon vos envies. Leurs « caprices aromatiques » mêlent terroir et inspirations d’ailleurs avec une audace qui ne tombe jamais dans le piège du concept fumeux. Le lunch du jour (entrée + plat + café gourmand) à 40 € ouvre la porte de leur univers, le Menu du Marché (Saint-Jacques + volaille ou skreï + dessert) à 60 € montre l’étendue de leur savoir-faire. Et ce pain maison d’Olivia vaut à lui seul le déplacement jusqu’à Houffalize. Rue de Liège 34, 6660 Houffalize
3 – Le Cor de Chasse
Mario Elias incarne la transmission : son arrière-grand-père était glacier triporteur à la mer du Nord, son arrière-grand-mère officiait chez un baron et dans un hôtel à Gstaad, ses parents tenaient des restaurants à Coxyde et Barvaux. Chez les Elias, la cuisine n’est visiblement pas un métier, mais une religion familiale qui se perpétue ! Installé à Wéris avec son épouse Aurore (en salle) et leur fils Jonah (sommelier), Mario propose une cuisine gastronomique moderne qui suit religieusement les saisons et les arrivages de la région. La cuisine est visible depuis la salle, ce qui permet d’observer la brigade au travail, cette précision, cette passion qui transforme le produit en émotion. La carte évolue constamment selon ce que la nature offre de meilleur, garantissant fraîcheur et justesse. Le samedi soir, seul le menu Prestige est servi, manière de rappeler qu’ici on ne transige pas avec l’excellence. Rue des Combattants, 16, B-6940 Wéris
4 – Le Saint-Germain
En plein cœur de Bastogne, le Saint-Germain cultive cette élégance française revisitée avec intelligence et surtout : avec générosité. La cuisine évolue au fil des saisons, piochant dans les meilleurs produits pour composer une carte qui sait s’adapter à toutes les occasions. Terrine de foie gras au confit d’oignons rouges, Saint-Jacques de Dieppe à la plancha avec salade de chicon, entrecôte Angus, pigeonneau entier en deux cuissons, et cette émulsion de Chokotoff en dessert qui prouve qu’on peut être créatif avec nos produits belges. La terrasse ensoleillée, le parking privé, le wifi gratuit et même une salle de réunion équipée font du Saint-Germain une adresse polyvalente qui sait recevoir. Preuve qu’élégance et efficacité font très bon ménage quand elles sont bien dirigées. Route De Wiltz 1c, 6600 Bastogne
5 – Le Charme de Wibrin
Nick et Gino ont passé deux ans à retaper eux-mêmes cette ancienne ferme de Wibrin, coup de foudre immédiat pour ce lieu chargé d’histoire. Depuis mars 2018, leur bistro-crêperie respire l’authenticité et la convivialité. Ici, pas de chichis, pas d’additions astronomiques, juste de la vraie nourriture généreuse qui réconforte : chicons gratinés au jambon et fromage, bœuf bourguignon, fondue aux fromages et lardons, boulettes sauce liégeoise qui rappellent pourquoi la cuisine wallonne a toujours eu raison. Les pâtes d’épeautre viennent de La Ferme du Bas Roteux, parce qu’ici on croit au circuit court et aux bonnes choses simples. À deux pas d’Achouffe (et de sa célèbre bière), Wibrin tient bon : du vrai, du chaud, et rien à prouver. Rue de la Copette 38, 6666 Houffalize
6 – La Grappe d’Or
Monia Aouini et Clément Petitjean ont posé leurs valises à Arlon avec une idée claire : créer une expérience intimiste dans une salle à capacité réduite où chaque détail compte. Leur volonté ? Mettre en valeur le terroir et les artisans de la région à travers des plats qui racontent d’où ils viennent, accompagnés d’accords mets-vins-bières qui sortent des sentiers battus. Leur équipe de passionnés s’investit corps et âme pour offrir un service aux petits soins et une cuisine authentique qui célèbre notre belle région. La formule est limpide : un menu unique qui évolue au gré des saisons et des rencontres entre producteurs passionnés de la terre. On choisit son format selon son appétit et son temps : trois services le midi, quatre services midi et soir, cinq ou six services pour ceux qui veulent se laisser porter. Les accords sont pensés avec la même exigence, qu’on préfère le vin, la bière ou les boissons sans alcool. Un supplément fromage (20 €) permet de prolonger le plaisir. L’intimité comme arme de précision gastronomique : Arlon a trouvé ses champions ! Route de Luxembourg 317, 6700 Arlon


De vous à Max : DISH, le brunch irlandais qui cartonne à Waterloo