Auteur-compositeur-interprète passionné, Bruno Perren poursuit, avec une fidélité sans faille à l’exigence artistique, une aventure musicale entamée il y a plus de trente ans. Il vient de sortir un album « Une Bonne Nouvelle » qu’il défendra sur la scène de O’Kabaret samedi 14 mars à 20 h 30.
« Je dis souvent au public : « Je pense que vous êtes comme moi, une bonne nouvelle par jour, on est preneur ? » En général, les gens répondent très fort « oui ». Il y en a forcément, des bonnes nouvelles, mais elles n’occupent pas le devant de la scène. Et je pense qu’on a tous besoin d’un minimum de positif pour continuer à agir. C’est une banalité, mais j’avais envie de le dire en chanson ».
Reconnu par Claude Nougaro
Pour lui, la chanson n’est pas qu’un métier : c’est une matière vivante qu’il façonne avec patience et conviction, un espace d’expression où l’imaginaire dialogue avec l’intime. Sur scène, Bruno Perren dévoile le fruit d’une inspiration fertile à travers des textes sensibles et des mélodies ciselées qui entrent en résonance avec nos propres existences. À l’occasion de la sortie de son sixième album, « Une bonne nouvelle », il présentera ses nouvelles compositions, tout en revisitant quelques pépites issues de ses précédents opus, salués par la critique. Son travail lui a même valu une lettre d’encouragement signée par Claude Nougaro — reconnaissance rare et précieuse qui témoigne de la qualité de son écriture.
La musique, il faut être assez ouvert pour continuer à en faire un métier
« Je suis un vieux de la vieille, je suis à la retraite. Mais j’ai été intermittent du spectacle pendant plus de 30 ans et j’ai réussi à en vivre parce que je ne prétendais pas vivre uniquement de mes chansons. J’ai beaucoup chanté les autres, j’ai fait du jazz, j’ai même parfois fait danser. Il faut être assez ouvert pour continuer à en faire un métier. Les gens très spécialisés doivent avoir du mal, d’autant que les budgets se réduisent à vue d’œil. Maintenant, on tourne plutôt en petites formations. Il m’arrive assez souvent de chanter seul, avec ma guitare. Là, pour la sortie de l’album, nous serons quatre : piano, basse et batterie. C’est, à mon avis, la formation minimum pour rendre l’esprit des arrangements du disque. On ne va pas faire venir tout le monde, ce serait disproportionné », confie Bruno Perren.
Matérialité de la scène et de l’album
La matérialité de la scène, comme du disque, est primordiale pour lui et pour son public. « C’est une occasion qui ne se reproduira peut-être pas souvent : proposer un concert à quatre musiciens, aujourd’hui, c’est un luxe. C’est l’occasion d’entendre l’album avec la vraie couleur des arrangements », confie-t-il. Et le CD ? « Je pense que le fait d’avoir un objet, avec les textes écrits — je tiens beaucoup à ce qu’ils figurent tous —, ça compte encore, malgré le fait d’être diffusé sur toutes les plateformes internet. En physique, je n’en fais plus 1 000 comme autrefois, j’en fais plutôt 300, mais c’est quand même l’occasion de laisser un souvenir aux gens après un concert — y compris d’ailleurs un concert où je n’ai pas forcément chanté que mes chansons. Donc ça vaut encore le coup », promet-il.
Démonstration le 14 mars, donc. S’il en faut une.
Samedi 14 mars, 20 h 30. Sortie d’album de Bruno Perren : » Une bonne nouvelle « . Salle O’Kabaret, 27 avenue de Lattre de Tassigny, Narbonne. Réservations au 06 21 46 75 81. Concert organisé par l’association A Tout Bout de Chant. 20 € tarif normal, 16 € tarif adhérent/Elicia.