Qui a décidé de participer à « Pékin Express » ?

Thelma : C’est moi. Et je ne me voyais le faire qu’avec Claire. Je lui ai donc demandé. Au départ, elle m’a dit non, et puis finalement elle a accepté.

Claire : Je ne voulais pas car je craignais d’attraper la tourista (rires).

On leur a fait une danse avec un chant incroyable et ils n’ont pas pu dire non (rires).

C’était la première fois que vous posiez votre candidature ?

Thelma : Non, la deuxième. L’année d’avant, on avait fait une vidéo très structurée et on n’a pas eu de réponse. Là, on a fait quelque chose de vraiment naturel et ça a marché, ils nous ont appelées à Paris. Et là, on devait faire quelque chose de surprenant. On leur a fait une danse avec un chant incroyable – une reprise de Ramenez la coupe à la maison – et ils n’ont pas pu dire non (rires).

Pékin Express saison 22 au royaume des dragonsPékin Express saison 22 au royaume des dragonsClaire et Thelma ont adapté les paroles de « Ramenez la coupe à la maison » et ont été sélectionnées. ©Patrick Robert/M6

Vous aviez un objectif en vous inscrivant ?

Thelma : J’adore cette émission. Voyager dans ces paysages, dormir chez l’habitant… Et puis surtout, c’était un dépassement de soi.

Claire : Ce sont des circonstances tellement uniques qu’elles nous sortent de notre zone de confort. Et ce qui est spécial, c’est qu’on ne décide de rien…

On est assez solaires, on vit à mille à l’heure, on aime l’aventure, on est sportives, un peu casse-cou.

Vous êtes des amies d’enfance…

Claire : Oui, on vient du même petit village, Omal, qui fait partie de la commune de Geer (NDLR : entre Braives et Waremme).

Thelma : On a fait nos maternelles et nos primaires là-bas, mais nous n’étions pas ensemble en classe car Claire a un an de plus que moi. Après j’ai doublé deux fois, donc on s’est retrouvées la même année en secondaire à Waremme. C’est là qu’on s’est rapprochées et qu’on a vraiment créé une amitié.

Quels sont vos points communs, à part la couleur des cheveux ?

Claire : (rires) On est assez solaires, on vit à mille à l’heure, on aime l’aventure, on est sportives, un peu casse-cou. Ce sont des points qui nous rapprochent et qui font que ça matchait bien pour Pékin Express.

Vous vous êtes préparées physiquement ?

Claire : Oui et non. De base on est moyennement sportives, mais quand on a su qu’on était prises, on a fait des marches avec des gros sacs à dos remplis de poids, environ 15 kilos, pour entraîner notre dos et nos jambes.

Thelma : Au final, on peut vous dire qu’on a quand même souffert ! (rires)

Claire, vous êtes policière à Bruxelles ?

Claire : Oui, j’habite Woluwe-Saint-Lambert et je travaille dans une zone bruxelloise en première ligne. C’est-à-dire qu’on intervient sur tous les appels au 101.

Et Thelma, vous gérez une friterie ?

Thelma : Non ! En fait mon job principal, c’est assistante sociale, mais comme flexi-job, je travaille dans une friterie à Hollogne-sur-Geer et c’est ce que la production a retenu.

Il nous arrive toujours des histoires… Et même séparées, c’est pareil pour chacune de notre côté.

Dans le dossier presse de M6, on vous décrit comme les clowns de votre groupe d’amies…

Claire : On fait partie d’un groupe de cinq copines, et c’est vrai que malgré nous, on fait souvent rire. On ne le fait pas trop exprès, mais nos copines rigolent vraiment bien avec nous.

Thelma : Il nous arrive toujours des histoires… Et même séparées, c’est pareil pour chacune de notre côté.

Il n’y a jamais de tension entre vous ?

Claire : Rarement. On se prend la tête sur des conneries parfois, mais en général on n’aime pas le conflit.

Thelma : On est très fair-play, très souriantes quoi qu’il arrive et on est fort soudées.

Vous êtes-vous réparties les rôles avant de partir ? Qui fait les épreuves ? Qui s’occupe du stop ?

Claire : Pas vraiment. Mais je pense que Thelma a plus de capital sympathie, elle est plus sociable, donc pour trouver un logement ou une voiture, ça marche bien avec elle.

Thelma : Claire parle très bien anglais, moi je parle anglais… chinois (rires). Et puis pour la réflexion et l’intelligence, Claire est aussi très bonne.

Avant de partir, mon papa m’avait conseillé d’apprendre à lire une carte. Je lui avais répondu que c’était inutile, qu’il y avait un GPS…

Cette saison, il n’y a pas de GPS ni de traducteur électronique. Quelle a été votre réaction quand Stéphane Rotenberg vous l’annonce ?

Thelma : Avant de partir, nos papas nous avaient conseillé d’apprendre à lire une carte. On n’en a pas tenu compte. On est parties confiantes… et quand on a appris qu’il n’y avait pas de GPS, on s’est regardées comme des idiotes…

Autre règle qui change, c’est que pour le duel final, ce sont les deux derniers binômes arrivés qui s’affrontent. Qu’en pensez-vous ?

Claire : On trouvait ça plus logique, plus au mérite. On n’avait pas de stratégie du tout, donc ça nous allait bien.

Succéder à Charlotte et Nathalie, gagnantes de la dernière saison au Kazakhstan, ça implique une certaine pression sur vos épaules ?

Thelma : Oui, franchement. Elles ont fait un parcours remarquable, presque sans faute.

Claire : On a échangé avec elles sur les réseaux sociaux, elles sont derrière nous et on espère pouvoir leur faire honneur avec notre parcours.

Une fois sur place, c’est encore mille fois pire que ce qu’on peut imaginer…

Aviez-vous des appréhensions avant de commencer l’aventure ?

Thelma : Moi c’est la nourriture. Je suis très compliquée pour manger, donc j’avais peur de devoir manger chez l’habitant. J’avais dit à Claire qu’elle goûterait tout à ma place (rires).

Claire : Moi je savais que l’aventure serait fatigante et que les journées seraient longues. On s’était préparées mentalement à souffrir et à serrer les dents. Mais une fois sur place, c’est encore mille fois pire que ce qu’on peut imaginer…

Qui est la plus casse-cou des deux ?

Claire : Thelma, sans hésiter. Elle fait du ski, du saut à l’élastique. Moi je suis plus prudente, même si j’aime les sensations fortes.

Qui gère le mieux le stress ?

Thelma : Ça dépend des moments. Quand l’une avait un coup de mou, l’autre prenait le relais. On s’est vraiment soutenues mutuellement.

Qui a le meilleur sens de l’orientation ?

Claire : Moi je suis policière et je n’ai absolument pas le sens de l’orientation. Et Thelma, c’est encore pire. Avec la carte, on était vraiment mal parties toutes les deux.

Le départ se fait au Népal. Quelle a été votre réaction en arrivant là-bas ?

Thelma : On était soulagées, car on avait peur d’atterrir dans un pays hispanophone, car ni l’une ni l’autre ne parle espagnol. Là, on pouvait parler anglais, donc Claire allait pouvoir nous sauver (rires).

Quand vous voyez les autres binômes à la descente d’avion, vous êtes impressionnées ?

Thelma : Claire m’a dit en arrivant à l’aéroport : « Thelma, on est mal barrées. Ils sont tous sportifs, tous beaux, tous bien en forme. » On s’est dit qu’on était les pires de tous. On était déçues de ne pas avoir de binômes de bras cassés ! » (rires)

Y a-t-il un duo toutes saisons confondues qui vous a particulièrement marquées ?

Thelma et Claire : On aimait beaucoup Axel et son papy Fabrice, ils nous ont vraiment touchées. Et puis il y a aussi le duo des frères de Malmedy, Nicolas et Lucas. Ils gagnaient quasi toutes les épreuves, c’était vraiment des machines !

RTL Club, 07/03, 20.05