Il n’y a pas qu’en France où les logements squattés sont un calvaire pour leurs propriétaires. De l’autre côté des Pyrénées, les procédures judiciaires pour récupérer son bien sont également longues et coûteuses, poussant certains à louer un autre logement en attendant. C’est notamment le cas d’un habitant de Madrid (Espagne) ayant acheté une luxueuse villa en périphérie de la capitale. Comme le rapporte El Periodico, le couple qui y vit illégalement lui demande 300.000 euros pour s’en aller.

Située à Las Rozas de Madrid, cette maison de 486 mètres carrés se situe sur un terrain de 1.780 mètres carrés avec piscine. Son propriétaire l’a achetée aux enchères en décembre 2024 pour 700.000 euros, mais elle en vaut près de 2 millions aujourd’hui. Depuis son acquisition, l’homme vit avec sa femme et leur bébé dans un appartement pour lequel il dépense 3.000 euros par mois, en attendant de pouvoir emménager dans sa villa.

Une offre de 20.000 euros

Lorsqu’il a appris que la demeure était squattée, le propriétaire était loin de se douter de l’identité de l’occupante. Il s’agissait de Paloma Porcel, la fille de l’actrice Marisa Porcel, connue notamment pour avoir doublé le personnage principal de la série Sex and the City dans la version espagnole. La maison appartenait auparavant à une société créée par la mère et sa fille, mais qui a accumulé des millions d’euros de dettes auprès du fisc espagnol après le décès de l’actrice. Depuis, l’habitante et son compagnon refusent de quitter les lieux, présentant de prétendus contrats de location pour justifier leur présence.

L’avocat du propriétaire dénonce quant à lui une « simulation contractuelle abusive » et prévoit de saisir la justice pour fraude. Il reproche notamment au couple d’avoir produit un avenant antidaté de 2021, soit avant l’acquisition de la maison par son client.

Voitures de collection et hélicoptère

Le propriétaire avait pourtant tenté de régler la situation à l’amiable, en proposant 20.000 euros aux squatteurs pour partir. Mais le compagnon de Paloma Porcel lui a alors répondu : « Le simple fait de devoir enlever les douze véhicules qui se trouvent dans les garages me coûte plus cher que les 20.000 euros que vous proposez. Je demande 300.000 euros pour résilier le bail. […] C’est ma première et unique offre. »

Les occupants possèdent plusieurs voitures de collection et même un hélicoptère, qu’ils justifient par leur activité dans la restauration de véhicules. « Elle nous fait la leçon sur l’humanisme et la responsabilité civique alors qu’elle squatte les lieux, expulse la famille et la fait chanter pour 300.000 euros », a regretté le propriétaire.

De leur côté, les avocats de l’occupante ont rappelé que leur cliente n’était visée par aucune plainte ni poursuite pénale.