Ce lundi, l’hémicycle de l’Assemblée nationale du Tchad a débattu d’un sujet crucial pour des milliers de Tchadiens : la situation des patients atteints d’insuffisance rénale et l’état préoccupant des services de dialyse dans le pays. La séance plénière, présidée par le président de l’institution, Ali Kolotou Tchaïmi, s’est tenue en présence du ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim.

La question orale avec débats, à l’origine de cette session a été déposée par la députée Dr Awatif Eltidjani Ahmed. Elle interroge directement le gouvernement sur les conditions de prise en charge des malades rénaux chroniques, un fléau silencieux mais mortel au Tchad.

Selon les données révélées par le ministre de la Santé, Dr Abdelmadjid Abderahim, 135 patients sont actuellement sous dialyse dans le pays. Parmi eux, 97 sont suivis à l’Hôpital général de référence nationale de N’Djaména.

« Retenez une chose : l’insuffisance rénale chronique est irréversible. La dialyse ne suffit pas. C’est un traitement à vie, mais le meilleur traitement pour l’insuffisance rénale terminale chronique, c’est la transplantation rénale », a indiqué le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim.

Lire aussi : Atteint d’insuffisance rénale chronique, l’artiste rappeur Sultan Guy lance un cri de cœur

Le taux de mortalité parmi les patients dialysés est particulièrement alarmant : 39,6 %, a précisé le ministre.

Les échanges ont été vifs. Certains députés ont dénoncé les ventes illicites de médicaments dans des boutiques non autorisées, qui aggraveraient les pathologies rénales, ainsi que l’usage de produits chimiques par les cultivateurs. Ils ont appelé à une régulation plus stricte du circuit du médicament.

Lire aussi : Santé : le cri d’une mère pour sauver son fils de 10 ans atteint d’insuffisance rénale

Le président de l’Assemblée nationale Ali Kolotou Tchaïmi a, quant à lui, rappelé que la santé est un droit fondamental et que l’Assemblée restera vigilante sur ce dossier.