Il est temps que les responsables politiques et les médias francophones expliquent clairement à leur public que les caisses sont vides », a déclaré dimanche la présidente de la N-VA, Valerie Van Peel, lors de la journée des familles organisée par les nationalistes flamands à Plopsaland La Panne. Quelque 9.500 membres de la N-VA y ont fêté les 25 ans du parti.
A la veille des conclaves budgétaires qui doivent débuter aux différents niveaux de pouvoir, Valerie Van Peel a également lancé un appel aux partis qui gouvernent avec la N-VA. « Ce n’est pas le moment des vetos et des tabous. Ce n’est pas le moment des mauvais coups de poker. C’est le moment où la campagne permanente doit cesser et où le travail de fond doit être mené à bien », a-t-elle exhorté.
Présent à La Panne, le Premier ministre Bart De Wever a de son côté indiqué, au cours d’une conférence de presse, qu’il passerait en revue dimanche après-midi, avec les ministres de la N-VA Jan Jambon, Theo Francken et Anneleen Van Bossuyt, les propositions budgétaires qu’il présentera lundi au comité ministériel restreint. Le kern flamand, lui, doit se réunir ce dimanche après-midi à Coxyde.
Selon la présidente de la N-VA, le gouvernement De Wever a redressé la barre par rapport à un gouvernement De Croo qui « fonçait droit dans le mur ». « Et ce grâce à des économies et des réformes historiques qui avaient été impossibles pendant des années : limitation dans le temps des allocations de chômage, amélioration de la réinsertion des malades de longue durée, assouplissement du marché du travail, réduction de l’afflux migratoire ou encore retour à un statut de partenaire crédible de l’Otan », a-t-elle listé.
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Le déficit réduit à 12 milliards d’euros
Quant au déficit budgétaire, il a été réduit de 12 milliards d’euros mais « nous n’y sommes pas encore », a averti Valerie Van Peel.
Le gouvernement flamand doit lui aussi s’atteler à une tâche extrêmement ardue, a-t-elle poursuivi. « Mais ce n’est pas un hasard si la Flandre est le seul niveau de pouvoir où un budget équilibré est encore réalisable », selon la récente analyse du Bureau du Plan. « Parce que nous avons toujours fait attention à chaque centime. Parce que, avec Geert, Jan et Matthias (les ministres-présidents de la N-VA Bourgeois, Jambon et Diependaele, NDLR) à la barre, nous avons toujours gouverné avec intelligence et responsabilité », a insisté la président des nationalistes flamands.
Pour la N-VA, il est grand temps que Bruxelles et la Wallonie s’en inspirent, car ce sont leurs déficits qui pèsent de plus en plus lourdement sur le résultat fédéral. « Il est temps que les responsables politiques et les médias francophones fassent clairement comprendre à leur opinion publique que les caisses sont vides », a martelé Valerie Van Peel. Au sud du pays, pourtant, les différents gouvernements répètent déjà à l’envi que l’argent manque et que les déficits publics doivent être impérativement réduits. Des mantras que ne semble pas entendre la N-VA.
A La Panne, la présidente du parti est également revenue sur l’histoire de la N-VA et sur son parcours au cours de ces 25 dernières années, passant d’un parti ne comptant qu’un seul élu à la tête tant du gouvernement flamand que du gouvernement fédéral. « Notre ADN est toujours le même », a-t-elle toutefois assuré aux militants présents.
« Aujourd’hui encore, nous nous battons pour une politique responsable. Pour davantage d’autonomie flamande. Pour plus de justice sociale. Pour une Flandre prospère et chaleureuse. Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est grâce au travail acharné et à la persévérance de nos fondateurs. Mais surtout grâce à vous », a conclu Mme Van Peel.
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