Les prix de l’électricité, du gaz et du mazout vont-ils très bientôt augmenter?
Pour le moment, il est difficile d’évaluer les répercussions potentielles du conflit sur les marchés mondiaux. Si le conflit est de courte durée, elles seront peu visibles et feront plutôt l’effet d’un « feu de paille » sur les marchés. En revanche, s’il perdure et s’enlise, les conséquences seront plus marquées.
Les prix du gaz de retour à leurs niveaux de février 2025
Pour les consommateurs, un tel conflit peut se traduire par une hausse des prix des carburants, du mazout de chauffage, de l’électricité et du gaz.
Ce lundi, le prix du gaz sur le marché de gros a augmenté de 23 % dès l’ouverture des marchés et se négociait aux alentours de 39 €/MWh. Cette forte augmentation le place désormais à un niveau de prix comparable à celui de juin 2025. Il avait, déjà à l’époque, augmenté en raison des tensions au Moyen-Orient.
Dans le courant de l’après-midi, le prix a même grimpé à environ 45 €/MWh, après que le Qatar a annoncé qu’il suspendait sa production de gaz naturel liquéfié à la suite d’une attaque de drones iraniens. Si cette augmentation est significative, les prix étaient plus élevés en février 2025 (environ 50 €/MWh).
Les réserves européennes de gaz sous pression
Un blocage prolongé du détroit d’Ormuz pourrait entraîner une hausse des prix du gaz en Europe. Les analystes parlent d’une fourchette allant de 80 à 100 €/MWh. Un tel scénario pourrait poser problème pour le réapprovisionnement des réserves de gaz européennes en vue de l’hiver prochain. Et ce alors que les stocks de gaz sont actuellement à un niveau inférieur à celui des années précédentes (environ 30 %). Autrement dit, d’importantes quantités de gaz devront être importées par l’Europe au cours des prochains mois.