Il n’en sera finalement rien. « Lorsque je me suis présentée sur place samedi, j’ai tout de suite expliqué que je ne souhaitais pas qu’ils restent et que j’envisageais d’user des moyens légaux, juridiques et judiciaires adéquats, souligne Marie-Christine Marghem. Ils se sont appropriés un terrain public sans autorisation en disant qu’ils comptaient y rester quinze jours. Pour moi, il n’en était pas question. Dans l’intervalle, ce lundi, j’ai introduit une requête devant le tribunal de première instance. »
Avec une astreinte
Elle a obtenu une ordonnance d’expulsion ce mardi. « En vue de les expulser dans les heures qui suivent la signification de la décision avec une astreinte de 250 € par personne et par jour en cas de poursuite de l’occupation illégale de ce domaine public. J’ai reçu la réponse du tribunal ce mardi à 14 heures. Je devais informer les gens du voyage lors de la réunion qui était prévue à 15h30, mais ils ne sont pas venus. L’huissier va leur signifier qu’ils doivent partir. Il peut le faire à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Il sera accompagné des forces de l’ordre. »
En cas de refus, le recours à l’usage de la force publique est prévu. Autrement dit, la police se tient prête à agir en conséquence s’il le faut dans les heures à venir. La bourgmestre en appelle aux occupants pour libérer spontanément les lieux et ne pas créer de troubles.
Rappelons que les gens du voyage avaient enlevé des plots en béton disposés à l’entrée de ce terrain communal.