Koh-Lanta redémarre ce mardi 3 mars, pour une 33e saison pleine de surprises, où une élimination au Conseil ne sera plus forcément définitive. Des poteries cachées pourront offrir une seconde chance aux éliminés… ou précipiter un duel immédiat entre deux aventuriers.

Parmi la vingtaine de candidats qui vont tenter leur chance sous le soleil des Philippines, Johan, 37 ans, navigateur-instructeur pour l’Armée de l’air et de l’espace basé à Cornillon-Confoux, et Clémence, 26 ans, originaire d’Aix-en-Provence, représenteront les Bouches-du-Rhône dans cette nouvelle édition baptisée Les Reliques du Destin.

Pour le militaire, la participation à Koh-Lanta s’apparente à l’aboutissement d’une histoire longue de plus de 20 ans : « Koh-Lanta, c’est une émission qui me fait rêver depuis le tout début. J’avais une dizaine d’années quand ça a commencé et on regardait ça en famille, c’était un petit peu le rendez-vous hebdomadaire ! », raconte-t-il. Un attachement familial d’autant plus fort que son père a lui-même tenté sa chance à plusieurs reprises sans jamais décrocher sa place. « Il était d’autant plus ravi que moi, le fiston, je puisse le réaliser et qu’on partage ça ensemble en famille. »

Pour Clémence, l’histoire est tout autre. La jeune Aixoise ne regardait pas particulièrement l’émission et reconnaît volontiers que sa candidature doit beaucoup au hasard et à son tempérament impulsif. « C’est un coup de tête, j’ai fait sept ans d’études, et c’était la première fois que j’étais libre pour participer et partir potentiellement en tournage. » Résultat : quelques mois après avoir envoyé son dossier, elle posait le pied sur l’île.

Deux parcours taillés pour l’aventure

Si leurs chemins vers Koh-Lanta diffèrent, leurs trajectoires personnelles ont en commun une même appétence pour le défi. Johan navigue littéralement entre ciel et terre. À Salon-de-Provence, il forme la nouvelle génération de l’Armée de l’air et de l’espace et consacre son temps libre au sport. En ce moment, il prépare simultanément un marathon et un triathlon. Pour se préparer, il a surtout travaillé son alimentation, lui qui reconnaît que « le point qui m’inquiétait le plus avant de partir, c’est clairement le manque de nourriture », tant sa dépense physique quotidienne est importante.

Clémence, elle, n’a pas eu besoin de programme spécifique. Après une licence de chimie et un master en chimie du vin à Bordeaux, elle rejoint une cidrerie irlandaise pour apprendre l’anglais, avant d’en devenir manager. Aujourd’hui winemaker en Nouvelle-Zélande, elle change de pays tous les trois ou quatre mois, valise et paires de running dans les bagages. « Je suis en préparation tout le temps. Je suis ultra-sportive. » La course à pied, adoptée au fil de ses pérégrinations comme sport universel et solitaire, a forgé l’essentiel de ce qu’elle appelle son mental d’acier. « Mon mental, il vient de là. »

Pour sortir de leur zone de confort

Ce qui frappe chez l’un comme chez l’autre, c’est cette même allergie au confort installé. Johan, meneur d’hommes, se définit comme bienveillant, résilient et courageux, et a structuré sa préparation autour des quatre piliers que les habitués de l’émission connaissent bien : survie, sport, stratégie, social. « Tout en restant fidèle à moi-même, j’ai essayé de me préparer un petit peu sur ces quatre axes. »

Clémence, elle, pousse le principe encore plus loin. « Je déteste être dans mon confort, et je sors vraiment beaucoup de ma zone de confort, peut-être un peu trop », dit-elle en riant. Son passage en Irlande, où elle ne parlait pas un mot d’anglais en arrivant, lui a appris qu’elle était capable de tout surmonter seule. Une leçon qu’elle compte bien appliquer sur l’île.

L’impatience avant la nervosité

À quelques heures de la diffusion, les deux candidats partagent la même fébrilité mêlée d’excitation. Johan confie que « se voir à la télé, s’entendre, ce n’est pas quelque chose dont on est coutumier ». Mais son impatience de partager enfin cette aventure avec ses proches l’emporte. Il prévoit de regarder le premier épisode en cercle familial restreint, avant d’ouvrir les portes aux amis pour les suivants.

Clémence, à 12 heures de décalage horaire depuis Auckland, devra se montrer patiente. Mais elle relativise avec le détachement qui semble la caractériser. « Je n’ai jamais fait les choses pour les autres. Je fais vraiment tout pour moi ! Je m’en fous un peu du regard des gens. »

Deux enfants des Bouches-du-Rhône, deux façons d’envisager l’aventure. Mais le même message à ceux qui rêvent de tenter leur chance : « J’espère que ma participation à l’aventure leur fera partager un rayon de soleil et surtout qu’ils n’hésitent pas à candidater », lance Johan. Clémence abonde : « N’hésitez pas à postuler. Tout le monde a sa chance, même dès la première candidature ! »