En matière de recrutement de main-d’œuvre, dans son domaine d’activité, Benoît Deper se montre satisfait. « On a la chance d’avoir beaucoup de candidatures spontanées qui arrivent chez nous, très qualitatives », dit-il. « Je pense que c’est dû au fait qu’on a des très bonnes filières d’enseignement supérieur en Belgique et qui fonctionnent », poursuit-il.
L’entreprise recrute aussi à l’étranger. « On prend des gens à l’international, je pense qu’on a 35 nationalités dans la boîte, mais souvent, c’est plutôt des profils plus seniors qui ont été formés sur le tas, sur des programmes qui ont existé dans le passé dans d’autres pays. Donc ce sont des choses qu’on n’apprend pas de toute façon à l’école », explique Benoît Deper, encourageant au passage les jeunes à se lancer dans les études. « Les sciences, c’est très bien, je viens de là, mais je pense qu’on peut élargir à toute formation exigeante en fait, la philosophie, c’est extrêmement exigeant aussi ». « Je pense que la ressource fondamentale, c’est l’esprit critique. Une fois qu’on a l’esprit critique, on peut s’auto-former et s’adapter. Et l’adaptabilité est peut-être la chose qu’on cherche le plus », estime-t-il.
Les effectifs d’Aerospacelab n’ont fait que croître, d’une poignée de personnes en 2018 à environ 500 aujourd’hui et ce n’est pas fini. Ce mois-ci, par exemple, 40 personnes ont été recrutées. « On trouve la main-d’œuvre nécessaire », se satisfait Benoît Deper.
En termes de coûts salariaux, on entend souvent le patronat se plaindre de la hauteur de ces coûts en Belgique. Dans son secteur d’activité, Benoît Deper semble d’un autre avis. « J’ai une vision assez de niche qui n’est peut-être pas extrapolable à tout le panel des coûts salariaux », dit-il.
Aerospacelab dispose de filiales en France, en Suisse et à Los Angeles. « On a un rapport qualité de cerveau-prix qui est le meilleur en Wallonie par rapport aux autres filiales », estime Benoît Deper.