Intervention peu commune vendredi dernier pour le Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV). Il a dû intervenir à Neuchâtel à la suite d’un signalement concernant un chat agressif. Le félin, qui s’est approché d’une habitation, a griffé et mordu une personne avant d’être capturé par le SCAV.

Suspicion de rage

Le vétérinaire cantonal a ordonné la capture de l’animal, qui n’était pas pucé et dont le propriétaire n’a donc pas pu être retrouvé. « Nous sommes intervenus car il y avait indiscutablement un soupçon que cet animal pouvait être atteint de la rage, maladie grave qui se transmet également aux humains », explique Pierre-François Gobat. Au vu des observations faites, l’euthanasie a été ordonnée. « Il faut savoir qu’on ne peut pas diagnostiquer la rage sur un animal vivant. Il n’y a pas de test pour cela. », ajoute le vétérinaire.

Les analyses faites auprès du Tierspital de Berne se sont avérées être négatives. Néanmoins, s’en assurer étaient nécessaire. « Il fallait exclure la rage parce qu’une personne avait été mordue, mais aussi en raison de son origine inconnue. » Pierre-François Gobat ajoute que des symptômes similaires peuvent être provoqués par d’autres maladies « comme une tumeur ou une inflammation du cerveau ».

Des précautions à avoir en tête au moment d’adopter 

Cet événement résonne comme un rappel des règles à connaître au moment d’adopter un animal, en particulier lorsqu’il vient de l’étranger. Pierre-François Gobat rappelle les bonnes pratiques : « on ne peut pas importer un chat ou un chien en Suisse depuis l’Union européenne s’il n’est pas pucé, s’il n’a pas de passeport et s’il n’est pas vacciné contre la rage. » 

Une adoption depuis certaines zones à risques tels que certains pays de l’Europe de l’Est ou l’Afrique du Nord nécessite, en plus, un contrôle de l’efficacité du vaccin effectué dans le pays d’origine. /sbm-lre