Une publication partagée par Georges-Louis Bouchez crée la polémique : « Grave et totalement inadmissible », s’insurge la RTBF« Profond dégoût »
Allait-elle défendre son président ? Allait-elle minimiser le partage du tweet ? L’opposition attendait la réponse de la ministre de pied ferme. Jacqueline Galant est parvenue à condamner les propos sans condamner son président. « le Président du MR s’est exprimé publiquement à ce sujet. Il a indiqué ne pas avoir eu l’intention de relayer l’expression en question, mais bien un autre message auquel celui-ci était attaché. Il a été très clair en précisant n’avoir jamais voulu porter ce propos ni le diffuser ». Elle ajoutera cependant que « Georges-Louis Bouchez a, comme chacun, des défauts. Retweeter plus vite que son ombre en est sans doute un. Cela n’en fait pas un dangereux extrémiste comme certains tendent à le dépeindre ».
Elle restera ensuite sur les propos du message initial qu’elle a condamné avec fermeté. « Aucun désaccord, aucune critique, aucun mécontentement à l’égard d’une institution publique, quelle qu’elle soit, ne peut justifier une assimilation à la police politique nazie. Comparer des travailleurs de la RTBF à la Gestapo n’est pas seulement excessif : c’est inacceptable. Je me suis d’ailleurs entretenue avec l’Administrateur général de la RTBF pour lui faire part du profond dégoût que m’inspire cette comparaison. »
« La ministre Galant s’est extraite du contrôle parlementaire »
Elle ajoutera encore, après avoir condamné l’impunité dont certains pensent pouvoir bénéficier en ayant recours à l’anonymat sur les réseaux sociaux, que « notre démocratie nous oblige à viser la hauteur, en permanence. Il arrive que nous la manquions, il arrive que je la manque, mais c’est précisément parce que nous sommes toutes et tous faillibles que l’effort pour l’atteindre doit rester constant. »
La députée Sabine Roberty (PS) lui reprochera l’absence d’excuses de son président et « l’institutionnalisation » par la ministre « du mensonge ». Elle faisait ici référence au fait que le président du MR continue de nier avoir partagé ce message. Quant à Fabian Maingain, qui siège seul sous la bannière du nouveau parti Lib. Res, il estime quand même que la ministre a « recadré Georges-Louis Bouchez ; ce n’est pas tous les jours que ça arrive ».
Chacun sa lecture donc. La ministre est quitte pour l’instant. Mais jusqu’à quand ? « Ce n’est que la fin d’un énième épisode et je crains que ce ne soit pas fini », estime Fabian Maingain.