Nicolas de Tavernost dans «C à vous», mercredi 23 septembre.
Capture d’écran/France TV
L’animateur de TF1 a révélé avoir payé des étudiants pour jeter des poubelles devant la tour M6 à Neuilly-sur-Seine lors du lancement de la télé-réalité en 2001.
Vingt-cinq ans plus tard, l’heure est aux aveux. Mercredi 23 septembre, Nicolas de Tavernost était l’invité d’Anne-Élisabeth Lemoine dans «C à vous». L’occasion pour l’ancien président du groupe M6 de revenir sur les débuts d’une émission culte : «Loft Story» . Des débuts tumultueux, dont se rappelle très bien l’homme d’affaires. «C’était un programme assez compliqué car il était complètement disruptif, le CSA a voulu nous retirer l’autorisation d’émettre. On a reçu des lettres de menaces, il y a eu des manifestations devant la chaîne», a-t-il raconté sur le plateau de France 5.
Véritable pionnière de la télé-réalité en France, l’émission avait en effet suscité de nombreuses réactions à l’époque. Qualifiée de «télé-poubelle», elle avait même provoqué un rassemblement devant la tour M6, à Neuilly-sur-Seine. Logo décroché, poubelles lancées contre les vitres, insultes… Tous les excès y étaient passés. Un épisode raconté par Arthur, alors vice-président d’Endemol, la société de production de «Loft Story». «Au moment du lancement on ne faisait pas les malins, on ne savait pas si ça allait marcher, il n’y avait pas les réseaux sociaux. Il fallait créer du buzz donc on en a créé», a-t-il expliqué dans le podcast «Fracture» le 18 juin dernier.
Visiblement inquiet quant au lancement, l’animateur aurait ensuite payé des étudiants afin qu’il crée l’effervescence autour de l’évènement. «On peut le dire maintenant : M6 ce sont des clients mais ils vont rigoler. On avait payé des étudiants pour aller vider des poubelles devant M6 pour dire télé-poubelle ! Pour faire parler du truc. On n’avait pas prévu que les mecs allaient casser des vitrines, ils se sont emballés dans l’ambiance », a-t-il raconté pour la première fois sur YouTube.
Des révélations surprenantes, visionnées par Nicolas de Tavernost sur le plateau de «C à vous» ce mercredi. «Alors, ça vous fait rigoler ?», l’a ainsi questionné l’animatrice. Loin de rire, bien au contraire, l’homme d’affaires lui a répondu : «Je n’aurais pas payé la facture si je l’avais appris parce que j’estime qu’il doit y avoir une parfaite confiance entre le producteur et son client».«Je suis surpris, je l’apprends. Ce ne sont pas les méthodes de Stéphane Courbit donc je suis étonné», a-t-il conclu. Une anecdote dont se serait bien passé le chef d’entreprise.