
Par Gaëtan Willemsen
Publié le 28 septembre à 06h00
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Invité de Face à Buxant dimanche soir, Maxime Prévot a défendu, au nom des Engagés, une contribution accrue des hauts revenus et des gros patrimoines pour boucler le budget. Le vice-premier ministre a estimé qu’au-delà de 1 million d’euros de capitaux financiers, les plus riches doivent participer davantage aux négociations budgétaires visant 10 milliards d’économies.
Le vice-premier ministre Les Engagés Maxime Prévot était l’invité de Face à Buxant ce dimanche soir. En tant que membre du Comité ministériel restreint, il est occupé par les discussions sur le budget. Pour faire 10 milliards d’économies, lui et son parti plaident pour aller chercher en partie dans la poche des plus riches.
« Nous sommes favorables » à faire contribuer davantage les plus hauts revenus et les plus hauts patrimoines, a-t-il déclaré. « Même si ça sera populaire pour certains, impopulaire pour d’autres, il nous semble que c’est une question de justice. Les citoyens sont prêts à faire des efforts. Ils en ont déjà fait. Ils ont compris qu’on était dans une situation délicate. Mais pour ça, il faut qu’il y ait de la justice. Quand vous regardez votre voisin de gauche, vous ne devez pas avoir le sentiment qu’il tire sur la corde et qu’il profite d’un certain assistanat. Quand vous regardez votre voisin de droite, qui a peut-être une grande aisance financière, vous voulez aussi qu’il puisse apporter sa juste contribution. Parce que sinon, les réformes qui seront mises sur la table ne seront pas portées par les citoyens. L’adhésion, elle passe aussi par une juste contribution, y compris des larges épaules. »
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Concrètement, Maxime Prévot fixe une limite au-dessus de laquelle un citoyen serait considéré comme riche. « Quand vous avez sur votre compte des capitaux financiers de plus de 1 million d’euros, on considère qu’aujourd’hui, il n’y a rien qui justifie qu’un euro qui est gagné parce que vous jouez en Bourse derrière votre ordinateur doit être moins taxé qu’un euro qui est gagné parce que vous avez du dur labeur au boulot. Nous devons récompenser ceux qui bossent. Nous devons soutenir l’esprit d’entreprise, mais il nous faut de la justice dans les mesures qui sont prises », a-t-il estimé.
Difficile mais important de tenir la promesse de récompenser les travailleurs
Maxime Prévot a par ailleurs reconnu que « tout l’enjeu de la négociation » consiste à maintenir les gains promis aux travailleurs malgré ces mesures pour aller chercher 10 milliards. « C’est ça qui rend les choses compliquées puisque nous devons en même temps compresser nos dépenses de plusieurs milliards, mais aussi redonner du vent dans les voiles du pays pour que la croissance économique soit là, pour qu’on soutienne les entreprises qui souffrent de la concurrence chinoise. On a par exemple la vallée biotech qui a toujours été, avec le secteur pharmaceutique, un des éléments fleurons wallons. Aujourd’hui, c’est un secteur qui est fragilisé. Et donc, si on veut que ces emplois soient conservés, on doit prendre des mesures. Et le salaire poche, on s’est engagé avec ce gouvernement de récompenser ceux qui bossent et ça doit rester une ligne de conduite. »
> Revoir l’émission Face à Buxant avec Maxime Prévot dans son intégralité sur RTL Play
