
Faut-il prendre une tasse de café à la fin d’un repas ? « Il y a des aspects génétiques » ©Copyright (c) 2025 mariaeleman/Shutterstock. No use without permission.Un business model centré sur le prix… et l’application
À la différence des grandes chaînes occidentales comme Starbucks ou Costa, Cotti Coffee ne mise pas sur de vastes espaces de détente ou des cafés à 6 €. Sa stratégie consiste à séduire les consommateurs urbains et pressés avec des boissons accessibles à tous les portefeuilles. Les prix affichés — entre 0,99 € et 4 € maximum — sont nettement plus bas que ceux de la concurrence traditionnelle. Ce modèle s’appuie également sur le numérique. Commander un café ne se fait pas forcément au comptoir, mais via une application dédiée qui permet de payer, de personnaliser sa boisson et de cumuler des avantages fidélité en un tour de main. Une approche hybride qui rappelle les success stories des applis food & drinks en Asie, où le smartphone est souvent la clé d’entrée pour tous les clients.
Concurrence et réactions
L’arrivée d’un acteur comme Cotti Coffee en Belgique sonne presque comme une provocation commerciale, un peu à la manière de l’entrée de Lidl ou Aldi sur le marché de l’alimentation il y a quelques décennies. À Bruxelles et dans les autres villes ciblées, les cafés traditionnels; du petit espresso de quartier aux enseignes premium de chaînes, pourraient ressentir la pression sur de ces prix défiant toute concurrence. Pour l’instant, le public belge semble d’ailleurs curieux plutôt qu’hostile.
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Dans les grandes métropoles européennes, où l’enseigne est déjà présente, les établissements attirent une clientèle plutôt jeune, étudiante ou active, toujours en mouvement. C’est d’ailleurs en s’appuyant sur cette clientèle mobile que Cotti a implanté des formats de boutique compactes, parfois même sans siège, pour favoriser le grab & go. Une identité chinoise, un avenir européen, Cotti Coffee est souvent surnommé le « Starbucks chinois ». Néanmoins, sa stratégie diffère sensiblement : il ne cherche pas à reproduire l’expérience lounge et confortable de ses grands rivaux américains, mais à proposer un café simple, rapide, bon marché et connecté.
En débarquant en Belgique, la marque chinoise mise donc sur la pression du prix et sur un parcours client digitalisé, deux ingrédients qui ont fait son succès en Asie et dans plusieurs villes européennes. Reste à savoir si cette recette trouvera le même écho chez les amateurs de café belges, réputés pour leur exigence en matière d’arôme et de tradition brassicole.