Quand le jardin entre dans la maison
Entre les murs de cet appartement, l’histoire du lieu se prolonge aussi à travers l’art. Le projet accueille Habiter le jardin, une présentation réunissant une dizaine d’artistes contemporains autour d’un même thème : la place du vivant dans nos intérieurs. Et c’est un choix qui fait sens. Situé dans le 7ème arrondissement, entre le musée d’Orsay et le musée Rodin, l’appartement se trouve à quelques pas de deux institutions où la nature occupe une place importante. « Ici, nous sommes dans le 7e arrondissement, entre le musée d’Orsay et le musée Rodin, à quelques pas de ses jardins. »

Au dessus de la tête de lit, une œuvre de Melissa Sinapan.
Alice Mesguich
Chez Claves, le jardin ne se résume pourtant pas à un motif végétal. Il s’inscrit dans une histoire de l’art où fleurs, bouquets et paysages parlent aussi de l’intime, du quotidien et du temps qui passe. « La nature n’est pas seulement un sujet extérieur. Elle entre dans l’espace domestique par un bouquet posé sur une table, un motif textile, une fenêtre ouverte sur un jardin ou une lumière qui traverse la pièce. »
Pour prolonger cette histoire, le studio a invité une nouvelle génération d’artistes à investir l’appartement haussmannien. Peinture, sculpture, céramique, photographie et textile se côtoient, avec des œuvres qui abordent le végétal de différentes manières. Certaines renouent avec la nature morte, tandis que d’autres font entrer le vivant directement dans la matière, comme les céramiques ou les tapisseries.
« Nous souhaitons que chaque projet naisse du lieu dans lequel il s’inscrit »
Pour Claves, l’art n’est jamais simplement décoratif. Il participe à l’identité du lieu et vient prolonger l’architecture. « L’art occupe toujours une place importante dans nos projets. Il permet d’ancrer chaque lieu dans son contexte et d’enrichir le propos architectural. » Une approche que les deux fondatrices appliquent à chacun de leurs projets : « Nous mettons un point d’honneur à ne pas appliquer un style prédéfini. Nous souhaitons au contraire que chaque projet naisse du lieu dans lequel il s’inscrit, de son histoire, de son architecture et de son environnement. »