Pourquoi la Lune devient-elle rouge ?

Et c’est là que la magie opère. Les teintes bleutées sont filtrées et dispersées, tandis que les longueurs d’onde rouges poursuivent leur chemin jusqu’à la Lune. Résultat : notre satellite prend une couleur cuivrée, parfois rouge sombre, parfois orangée, selon l’état de l’atmosphère au moment précis de l’éclipse. Un effet spectaculaire, mais parfaitement naturel.

Des chercheurs ont fait une incroyable découverte sur Mars : « Maintenant que nous savons…

Contrairement aux éclipses solaires, aucune protection oculaire n’est nécessaire pour observer une éclipse lunaire. À l’œil nu, la transformation progressive est déjà saisissante : l’ombre grignote lentement la surface lunaire, jusqu’à l’envelopper totalement. Avec des jumelles ou un télescope, les reliefs et les nuances apparaissent encore plus nettement, comme si la Lune révélait une autre facette de sa personnalité.

The red colouring arises because of the scattering of sunlight in the Earth's atmosphere. Sunlight reaching the Moon must pass through a long and dense layer of the Earth's atmosphere, where it is scattered by dust particles. Shorter wavelengths are more likely to be scattered by the small particles, and so by the time the light has passed through the atmosphere, the longer wavelengths dominate. This resulting light we perceive as red. Several stars are also visible in this image.The red colouring arises because of the scattering of sunlight in the Earth's atmosphere. Sunlight reaching the Moon must pass through a long and dense layer of the Earth's atmosphere, where it is scattered by dust particles. Shorter wavelengths are more likely to be scattered by the small particles, and so by the time the light has passed through the atmosphere, the longer wavelengths dominate. This resulting light we perceive as red. Several stars are also visible in this image. ©SSPL / ReportersEt en Belgique ?

Pour les amateurs belges, l’histoire sera cette fois-ci un peu plus frustrante. De fait, au moment où la Lune entrera totalement dans l’ombre de la Terre — la fameuse phase rougeoyante — elle sera déjà passée sous l’horizon à nos latitudes. Autrement dit : le spectacle le plus intense ne sera pas visible depuis la Belgique.

Seule une partie du phénomène pourrait éventuellement être aperçue juste avant le coucher de la Lune, si la météo le permet. Mais la transformation complète, celle qui embrase le ciel d’une lueur presque irréelle, restera inaccessible à l’œil nu depuis chez nous.

Ailleurs, en revanche, le rendez-vous promet d’être grandiose. L’Amérique du Nord pourra admirer la totalité de l’éclipse au petit matin. En Asie de l’Est et en Australie, elle sera visible en soirée et en pleine nuit, offrant un décor presque cinématographique. Certaines zones du Pacifique bénéficieront également d’un point de vue idéal.

Les éclipses lunaires totales se produisent une à deux fois par an à l’échelle mondiale, mais leur visibilité dépend toujours de la position géographique. Chaque apparition a donc un parfum d’événement unique.

Demain, même si la Belgique devra lever les yeux vers un ciel moins spectaculaire, la « Lune de sang » rappellera que les grands rendez-vous célestes dépassent les frontières. Et qu’au-dessus de nos têtes, l’univers poursuit, imperturbable, sa chorégraphie millénaire.