
Par Pierre Fagniez
Publié le 29 septembre à 06h24
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De nombreux Belges trient encore mal leurs poubelles PMC. Comme souvent après l’été, les agents de collecte y trouvent des objets qui n’ont pas leur place. Chaque année, plus de 40 000 tonnes de déchets, dont des batteries et des pneus, y sont déposées à tort, soit l’équivalent de quatre fois le poids de la Tour Eiffel. La facture s’élève à 40 millions d’euros en 2025.
Direction Frameries, où nous avons suivi une équipe d’agents de la collecte des sacs PMC. Ce jour-là, comme souvent, ils découvrent des déchets qui n’ont rien à faire dans ces sacs.
« Des piscines, des tuyaux, de la frigolite, des pistolets à eau », énumère Nicolas Adam, convoyeur.
Des masses de matières entremêlées
Autant d’objets qui se retrouvent ensuite au centre de tri Val’Up, situé à Mons. Nathalie Halbot en est la directrice.
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« Lorsque l’on a des tuyaux d’arrosage ou des films qui sont extrêmement longs ou des bâches, cela occasionne vraiment un enroulement du tuyau d’arrosage autour de ces bâches. Et ensuite, on se retrouve avec une masse énorme de matières entremêlées », explique Nathalie Halbot.
Une perte de temps pour les travailleurs, qui doivent défaire ces nœuds de plusieurs centaines de kilos. Sans parler du danger que représentent certains objets, comme des batteries, qui peuvent exploser.
Des erreurs qui ont un coût
Des erreurs qui ont un coût. Baptiste Erpicum est porte-parole chez Fost Plus, l’organisation qui coordonne le recyclage des déchets d’emballages en Belgique.
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« C’est plus ou moins 40 millions d’euros par an que ça coûte de retrier, de s’occuper en fait de ces erreurs-là », indique Baptiste Erpicum.
Un objet mal trié, c’est aussi une opportunité de recyclage perdue. En cas d’hésitation, posez-vous la question : est-ce un emballage ? Si la réponse est oui, c’est probablement un PMC.

