Les colis ont été largués par trois drones dans le préau. L’un des drones aurait fait un leur au niveau du préau C pour attirer l’attention tandis que deux autres ont largué les colis dans la préau A.
Cinq détenus auraient tenté de créer un mouvement d’humeur en refusant de rentrer en cellule. « L’hypothèse est qu’ils ont voulu faire diversion le temps de dispatcher la marchandise », indique une source.
Selon l’administration pénitentiaire, les activités ont été suspendues le temps de gérer l’incident. Un son de cloche qui diffère de celui de notre contact. « Au contraire, les activités ont été maintenues. La prison a tourné normalement. Les agents sont en colère car on ignore ce qui est rentré. Des stups ? Des GSM ? Peut-être des armes ? »
Dans la foulée, quelques GSM ont été trouvés lors de fouille de cellule « mais il n’y a pas eu d’appui policier pour procéder à des fouilles approfondies », poursuit notre interlocuteur.
Cet incident survient dans un contexte tendu. Lundi 23 février, trois agents ont été agressés et sont en arrêt de travail. « Lors de la fermeture, à 21h30, des détenus ont commencé à insulter les agents qui ont ouvert la porte de la cellule. Ils se sont alors violemment fait agresser et insulter », déplore notre source.
D’autres incidents sont survenus récemment dans les prisons : une évasion à la prison de Hoogstraten, une émeute impliquant quarante détenus et quatre agents ont été agressés à Haren en l’espace d’autant de jours.