«Amelia Tavella / Ce qui est déjà là». Conférence «Espaces communs», mercredi 7 octobre à 18h30, auditoire du MCBA, Plateforme 10, Lausanne. Entrée libre sur inscription via la billetterie de Plateforme 10: plateforme10.ch fondationcub.ch

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Le vénérable domaine de Nalys, qui s’étend sur 100 hectares dans le vignoble de Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse), dépérissait avant son rachat par la famille Guigal, en 2017. Ces vignerons des Côtes du Rhône basés à Ampuis ont bâti en l’espace de trois générations un empire discret d’appellations prestigieuses (Côte-Rôtie, Crozes-Hermitage, etc.). «A Nalys, la famille Guigal s’est d’abord attachée à redresser la qualité des vins, qui profitent du même terroir que le réputé Château Rayas voisin, avec ses sols de galets, de safre et de sable», nous raconte Amelia Tavella autour d’une bouteille d’un blanc du domaine, effectivement recommandable malgré la chaleur suffocante qui règne à Châteauneuf-du-Pape.

Après avoir ramené ces vins au firmament, il s’est agi de leur offrir un titre et une résidence digne de la noblesse de leur robe. L’architecte d’origine corse de 49 ans a ainsi été choisie au terme d’un concours international en plusieurs phases pour reloger les précieux nectars. Tandis que ses propriétaires renommaient le domaine «Château de Nalys», la jeune femme a enceint la modeste ferme du XIIIe siècle où le vin était produit d’un vaste palais de 2400 m² en pierre naturelle. «Il s’agissait d’imaginer un espace où les visiteurs pourraient découvrir tout le parcours du vin, détaille Amelia Tavella. Outre les caves et les équipements techniques de vinification, le château comprend des espaces d’exposition, de dégustation et de vente, une œnothèque ainsi que cinq chambres destinées à héberger les hôtes du domaine.» Un futur jardin à la française accueillera les visiteurs dans ce lieu pourvoyeur d’expériences, où l’œnologie se mêle à l’architecture et au paysager. «En France, le Bordelais a joué un rôle précurseur dans l’ouverture des maisons de vins aux visiteurs au travers de bâtiments emblématiques. Dans la vallée du Rhône, cette approche reste encore peu développée», poursuit la jeune femme.