Ibrahim Molough

Par Ibrahim Molough

Publié le 01 octobre à 15h51

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Ce jeudi dans « 15 minutes pour comprendre », Jean-Pascal Labille, secrétaire général de Solidaris, et l’économiste Bruno Colmant se penchent sur les économies envisagées dans les soins de santé. Parmi les pistes évoquées, le statut BIM, destiné aux personnes disposant de revenus limités, et la question de mieux prendre en compte leur patrimoine.


Alors que le gouvernement cherche des économies pour remettre les finances publiques sur les rails, les soins de santé se retrouvent au cœur des discussions. Vieillissement de la population, hausse du coût des traitements et augmentation des besoins : la facture du secteur progresse chaque année.

Dans « 15 minutes pour comprendre », Jean-Pascal Labille, secrétaire général de Solidaris, et l’économiste Bruno Colmant ont notamment été interrogés sur le statut de bénéficiaire de l’intervention majorée, le fameux statut BIM. Celui-ci permet à certaines personnes précarisées de bénéficier d’une intervention majorée pour leurs soins.



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Mieux prendre en compte le patrimoine

our Bruno Colmant, la situation financière d’une personne ne devrait pas être évaluée uniquement à travers ses revenus. L’économiste plaide depuis plusieurs années pour que les cotisations sociales et les statuts tiennent compte du patrimoine global d’une personne. « On verrait peut-être des personnes beaucoup plus précarisées qu’on l’imagine, mais on pourrait alors mieux cibler les aides », explique-t-il.

Jean-Pascal Labille partage cette analyse, mais pointe une difficulté : les mutualités disposent de certaines données sur leurs affiliés, sans avoir accès aux données fiscales. Selon lui, un meilleur accès à ces informations permettrait de déterminer plus précisément qui a réellement besoin du statut BIM.

> 15 minutes pour comprendre est aussi à retrouver en vidéocast

« Si ces personnes n’en ont pas besoin, il n’y a pas besoin d’octroyer le statut. Mais qu’on nous donne accès aux données fiscales et nous octroierons le statut à des personnes qui, effectivement, ont un statut BIM, mais qui roulent en Porsche. Moi, j’en connais », lance Jean-Pascal Labille.




Une question qui dépasse le statut BIM

Cette discussion intervient alors que le gouvernement cherche environ un milliard d’euros d’économies supplémentaires dans les soins de santé. Pour Jean-Pascal Labille, certaines économies sont possibles, notamment en évitant des actes ou examens qui ne seraient pas nécessaires.

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Mais il estime que cette piste ne permettra pas, à elle seule, de trouver plusieurs milliards d’euros. La question de l’accès aux soins reste également centrale. Jean-Pascal Labille rappelle que les patients ont déjà subi deux augmentations du ticket modérateur sous cette législature, concernant les médicaments et les consultations.

Le débat sur le statut BIM s’inscrit donc dans une réflexion plus large sur le financement des soins de santé : réaliser des économies tout en continuant à protéger les personnes qui en ont réellement besoin.



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