Le sexagénaire avait un projet ambitieux pour améliorer la vie des retraités en les emmenant au soleil. Mais le moins que l’on puisse dire c’est que ses projets virent au fiasco. Il avait d’abord mis sur pied une maison de retraite dans un manoir à Hannut avant d’organiser des voyages vers la Tunisie.

L’homme a été reconnu coupable d’abus de faiblesse

« Je ne voulais plus voir des séniors enfermés dans une chambre en attendant la mort », avait-il indiqué au juge. « J’ai voulu créer un concept différent, les accompagner en vacances. » Didier a donc créé une société immobilière et une de gestion de maison de retraite. La gestion des deux sociétés a été plus que hasardeuse.

Un « un piètre gestionnaire »

Il a vidé de sa substance une société pour se verser des sommes. Lorsqu’il a senti que la société risquait de tomber en faillite, il a mis son propre père comme gérant ! « Je savais que si l’on faisait faillite, ce serait compliqué de poursuivre. Je voulais continuer à m’en sortir. »

Cette fois, l’homme doit répondre d’avoir réalisé deux emprunts pour un total de plus de 230 000 euros à des personnes alors qu’il n’avait pas les capacités de remboursement en promettant des taux d’intérêt importants.

Didier n’était pas présent lors de cette nouvelle audience. Il était représenté par son avocat.

Un curateur d’une de ses sociétés faillies et une personne qui lui a octroyé un prêt se sont constitués parties civiles.

L’avocat de la défense a admis que son client était « un piètre gestionnaire » mais a estimé que la loi n’était pas faite pour protéger les imprudents et a donc plaidé l’acquittement concernant le prêt de 200 000 euros. L’avocat a également plaidé l’absorption avec la précédente peine, la suspension du prononcé ou un sursis.