Les consommateurs se soucient souvent des aliments mais pas toujours de leurs emballages. Pourtant, les contenants peuvent eux aussi impacter la santé. En France, le projet FoodContact de l’Inserm s’est fixé un objectif : celui « d’identifier les molécules polluantes des emballages et la manière dont elles contaminent les aliments à leur contact, tout en mesurant les conséquences pour la santé à long terme ». Le projet FoodContact est financé par le programme Impact Santé, et développé en partenariat avec Open Food Facts, Université Paris-Cité, Muséum national d’histoire naturelle, Laboratoire national de métrologie et d’essais, INRAE et Food Packaging Forum.

PFAS, phtalates, retardateurs de flammes…

Dans le détail, les emballages contiennent de nombreuses substances comme des phtalates, des PFAS, des retardateurs de flammes bromés et des bisphénols. Les chercheurs veulent mieux cerner le possible « effet cocktail » lié à l’accumulation de ces substances et la manière dont les emballages peuvent agir sur les aliments.

« Nous aimerions déterminer les liens entre cette contamination et les maladies métaboliques comme l’hypertension et le diabète de type 2, ou encore l’obésité, les pathologies de la thyroïde, et les cancers », détaille Mathilde Touvier, directrice de recherche Inserm et coordinatrice du projet FoodContact, citée par l’Inserm. Cette denrière dirige l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle au Centre de recherche…

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