Pour Xavier, c’était en 2020, au moment du Covid. Il cherchait à approfondir ses connaissances après avoir terminé un bachelier en énergie renouvelable à la HEPL à Liège. “J’avais l’impression d’être bon dans tout, mais excellent en rien, donc je voulais vraiment me spécialiser dans quelque chose pour arriver sur le marché du travail”, se souvient le jeune homme de 29 ans.
Il s’inscrit alors à Technifutur, un centre de compétences situé sur les hauteurs de Liège. Un choix payant : quelques mois plus tard, il décroche un poste de dessinateur industriel.
Obligé de sortir du chômage ? Pour décrocher un job, vous serez désormais en concurrence avec un étudiant, un senior retraité et un flexi-jobQu’est-ce que la réforme du chômage de l’Arizona a changé ?
Depuis le 1er janvier 2026, la réforme du chômage a profondément modifié la donne : le droit aux allocations est désormais limité à deux ans pour les demandeurs d’emploi. Afin de conserver leurs indemnités, ils doivent entamer avant l’échéance une formation menant à un métier en pénurie.
Les centres sont sous pression, d’autant que les places disponibles restent limitées. David, formateur aux métiers de l’industrie en Wallonie, observe depuis l’annonce de la réforme un afflux inédit de candidats qui l’inquiète : “Le public que nous recevons en séances d’information est beaucoup plus large et hétérogène qu’avant. Des personnes viennent chez nous dans l’espoir de trouver une solution, alors qu’elles n’ont ni la motivation ni les prérequis nécessaires pour suivre la formation. On cherche à accélérer le retour à l’emploi, très bien. Mais est-ce que ces personnes ont les bases nécessaires ? En mathématiques, en français, en langues ?”
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.