Au 5 octobre 2026, Santé publique France relève dans son bulletin sur les arboviroses 161 cas autochtones d’infection au virus du Nil occidental en France, soit seize supplémentaires par rapport à la semaine précédente. Et, déjà plus du double par rapport à 2025 où l’on avait détecté 62 cas d’infection dont cinq décès parmi les formes les plus graves. En 2026, cinq décès ont aussi été enregistrés, même si le lien avec le virus du Nil occidental n’est pas encore confirmé.

Le virus du Nil occidental est transmis à l’homme par des moustiques communs (Culex) qui se sont nourris du sang d’un oiseau contaminé. Si cette infection est très fréquemment sans symptôme ou à l’origine d’un simple état grippal, dans de rares cas (1 %), de graves complications neurologiques, parfois mortelles, peuvent survenir, en particulier chez les personnes fragiles (âgées ou immunodéprimées). Il n’existe actuellement ni vaccin commercialisé pour les humains ni de traitement préventif.

Le virus présent dans 13 nouveaux départements

La circulation du virus du Nil occidental, longtemps concentrée autour de l’arc méditerranéen, ne cesse de s’étendre sur le territoire français. En 2026, des cas humains d’infection ont été détectés dans 13 nouveaux départements : Aude, Tarn (Occitanie), Hauts-de-Seine, Seine-et-Marne, Yvelines (Île-de-France), Drôme, Rhône, Isère, Ain (Auvergne-Rhône-Alpes), Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Vendée (Pays-de-la-Loire), et Loiret (Centre-Val-de-Loire).

Ce virus avance progressivement vers le nord de l’Europe « sous l’effet de l’évolution des zones humides, des déplacements d’oiseaux migrateurs, des modifications environnementales favorisant la prolifération des moustiques vecteurs, du réchauffement climatique dans les zones septentrionales », a exposé, fin août, l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France