Cette année, ce sont les artistes morts en 1955 qui tombent dans le domaine public. Une aubaine pour tous ceux qui veulent reproduire ou détourner des œuvres de Léger, Tanguy ou de Staël, mais un coup pour les ayants droit attachés à la valorisation de l’œuvre de leurs aïeuls.

Un véritable coup de bambou ! Après Raoul Dufy, Francis Picabia, Albert Gleizes en 2024, Henri Matisse, André Derain et Frida Kahlo en 2025, cette année voit un nouveau trio de stars tomber dans le domaine public : Fernand Léger, Yves Tanguy et Nicolas de Staël. Le couperet fatidique tombe 70 ans après la mort de l’artiste, auxquels s’ajoute l’année civile en cours – cela concerne donc tous les artistes morts en 1955. « Du fait des auteurs tombés dans le domaine public depuis 3 ans, c’est plus de 3 millions d’euros de perception de droits d’auteur en cumulé qui ne peuvent plus avoir lieu, sur un montant annuel de 56 à 57 millions d’euros de perceptions », constate Marie-Anne Ferry-Fall, directrice de l’ADAGP, l’organisme chargé de cette collecte.

Le rôle crucial des familles d’artistes

Quiconque peut désormais reproduire, copier, détourner ou transformer les œuvres de la soixantaine d’auteurs nouvellement concernés sans demander d’autorisation…