Tout avait pourtant bien commencé. Kim et son mari Guy, deux Belges de la province d’Anvers, accompagnés d’amis, avaient passé une semaine idéale à Dubaï. Mais au moment de rentrer en Belgique samedi, leur vol a été annulé en raison de la situation militaire dans la région. Depuis, les quatre Belges sont bloqués dans la ville, sans date de retour connue. Une situation qui touche de nombreux Belges sur place, comme Mélanie, de Marche, évacuée de l’aéroport de Dubaï.
L’attente à l’aéroport a d’abord viré au chaos. « Notre vol était prévu à 14h40, puis à 16h40, avant d’être finalement annulé. Personne ne savait quoi faire, pas même le personnel de l’aéroport », raconte Kim à la Gazet van Antwerpen. Le groupe a patienté huit heures dans les files avant de pouvoir récupérer ses bagages et retourner à l’hôtel.
Sur place, une mauvaise surprise les attendait. L’établissement réclame désormais jusqu’à 750 euros par nuit pour une chambre standard avec petit-déjeuner. Et comme la compagnie aérienne ne confirme les vols qu’au jour le jour, ils doivent prolonger leur réservation chaque matin. « Qui va payer tout ça, personne ne le sait. L’assurance ne couvre pas les situations de guerre. Tout le monde se renvoie la balle », déplore Kim.
La nuit de samedi a été particulièrement éprouvante. Une alarme générale a retenti dans tout Dubaï. « C’était vraiment terrifiant. Nous ne savions pas quoi faire », confie-t-elle. Quand l’alarme de l’hôtel a sonné à son tour, le message répété en boucle « ce n’est pas un exercice, descendez immédiatement au sous-sol » a semé la panique. « Là, on a vraiment eu peur », dit-elle. Dans les sous-sols, des centaines de personnes se sont retrouvées assises sur le sol, avec serviettes et couvertures. À ce moment-là, l’Iran menait des frappes de représailles dans la région du Golfe. L’hôtel Fairmont The Palm, situé à 250 mètres de leur hébergement, a été touché. « L’impact de cette roquette était terrifiant. »
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La journée du lendemain n’a pas apporté de répit. Vers 9 heures locales, des drones ou missiles ont été interceptés juste au-dessus de leur hôtel. Kim se trouvait sur la terrasse au moment des faits. « Les détonations étaient vraiment toutes proches. Je suis rentrée immédiatement, j’ai fermé les portes et me suis éloignée des fenêtres. »


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Le groupe vit désormais sous haute tension. « La peur est là. À chaque porte qui claque, on sursaute. Dormir est difficile. On entend régulièrement des drones abattus et on voit des panaches de fumée du côté d’Abou Dhabi », décrit Kim qui ne sait pas quand elle pourra rentrer à la maison avec son mari.