Elle ajoute que peu importe son orientation politique, refuser un stand permanent « revient à céder à l’intimidation et à la violence exercées par des groupuscules radicaux ».
« Ici, c’est la cible directe des attaques qui se trouve sanctionnée, et non les auteurs. C’est la double peine. La Foire du Livre, espace de pluralisme et de débat, ne peut décemment pas céder à un tel chantage » ajoute la libérale.
« Nous savions que nous étions sur une ligne de crête » : vers une concertation entre le Centre Jean Gol et la Foire du livre« Je le regrette fortement »
Sophie Wilmès évoque ensuite les questions de sécurité et de maintien de l’ordre qu’elle dit comprendre mais nuance ses propos. « Ces considérations doivent toujours être appréciées au regard du principe de proportionnalité et de nos valeurs les plus fondamentales. D’autant plus que j’apprends que la police n’a pas été consultée, ce que je regrette fortement. »
Elle revient ensuite sur la motivation de la Foire du livre de ne pas prendre parti politiquement et reprend leurs propos. La Foire avait déclaré qu’il y a « un centre d’étude et un président qui polarisent l’attention et entraînent les difficultés ».
Quand la Foire du Livre de Bruxelles écorne l’idéal de liberté « C’est très grave »
Ces propos ne passent pas auprès de la libérale. « Ces déclarations sèment un doute intolérable et laissent penser que ceci est, au mieux, une circonstance atténuante vis-à-vis de votre décision ; au pire, un motif d’exclusion valable. C’est très grave. »
« J’estime que la réponse fournie jusqu’à présent par la Foire n’est pas à la hauteur des enjeux démocratiques » ajoute Sophie Wilmès.
La députée européenne estime que le MR a proposé des solutions concrètes que ce soit pour renforcer la sécurité de l’événement ou pour baisser les coûts des mesures envisagées.
« La Foire du Livre doit pouvoir trouver rapidement une solution crédible, respectueuse et pérenne, permettant dès cette année la présence d’un stand du Centre Jean Gol » conclu la libérale.