« Dites à Donald Trump de se dépêcher »: deux dossiers ultra-sensibles s’invitent au débat entre Bill White et Theo Francken

Précisons qu’il ne s’agit pas de 75 milliards de dollars de contrats déjà signés. L’ambassadeur a même évoqué dans un communiqué, samedi, avec plus de prudence, qu’il s’agit par exemple d’un « approvisionnement potentiel » pouvant aller « jusqu’à 45 milliards de dollars », pour le GNL. Rappelons également que l’Europe importe beaucoup de GNL américain, et que le terminal gazier de Zeebruges est une des principales portes d’entrée, depuis les sanctions qui visent le gaz russe après l’invasion de l’Ukraine.

Sur le nucléaire, Bill White mentionne le rôle potentiel de l’Export-Import Bank américaine pour financer l’investissement évoqué pour les deux nouvelles centrales nucléaires, mais pour le moment, il est le seul à évoquer ces montants et ce potentiel investissement belge en centrales américaines. Côté belge, on nous indique en coulisses que rien n’a été signé à ce propos pour le moment, mais la Belgique planche bien sur le futur potentiel de la filière, en parallèle d’un processus de nationalisation du parc d’Engie entamé en 2025.

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« Les investissements belges créent des emplois aux États-Unis »

Rappelons aussi que Bill White a déjà parlé de millions de dollars de retombées potentielles pour les entreprises belges, au niveau immobilier avec le projet de nouvelle ambassade à Etterbeek, si cela est maintenu, mais aussi au niveau Défense, avec une potentielle collaboration entre FN Herstal et Raytheon (RTX). Reste à voir ce qui sera réellement concrétisé.

Des frites et des couches

Bill White cite encore « 1 milliard de dollars pour l’usine Agristo (groupe flamand spécialisé dans les produits surgelés à base de pommes de terre, principalement des frites, NdlR) dans le Dakota du Nord » et « 5 milliards de dollars pour le site pharmaceutique d’UCB en Géorgie ».

L’ambassadeur a également évoqué Drylock Technologies, spécialisé dans les produits d’hygiène type « couches », qui prévoit un investissement de 100 millions de dollars dans une usine en Caroline du Nord, destinée à approvisionner Walmart, entre autres. Il a ensuite cité Stow Group, spécialisé dans les systèmes de stockage et de rayonnage automatisé pour entrepôts, qui investit de son côté 50 millions de dollars dans un nouveau site de production en Géorgie, qui sera inauguré le 15 octobre, en présence de l’ambassadeur.

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« Sous la direction du président Trump, nous obtenons des résultats : l’énergie américaine alimente la Belgique, les investissements belges créent des emplois aux États-Unis, et nous renouvelons notre engagement envers les liens qui unissent nos deux nations », a commenté Bill White.

L’ambassadeur a également évoqué une éventuelle visite du président américain et de son épouse Melania Trump prochainement en Belgique.

On enterre la controverse ?

En septembre, une note interne du SPF Affaires étrangères avait été révélée par le Financial Times. Une note qui affirmait que la Belgique ne considérait plus les États-Unis du président Trump comme un partenaire économique fiable. Le texte incitait les diplomates belges à resserrer les liens avec d’autres forces politiques américaines afin de protéger les intérêts de la Belgique. Bill White avait alors réagi en indiquant que ce document « ne reflète en aucune manière la position officielle » du pays.

Le cabinet du ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot avait alors indiqué qu’il s’agissait d’une note de réflexion interne à la suite des mesures liées à la guerre commerciale de Donald Trump, et en aucun cas un positionnement officiel. Les deux parties avaient alors insisté sur le fait que les liens économiques entre les deux pays restaient forts.