Tony, 53 ans, retient de son parcours de formation professionnelle une expérience décevante. En 2007, il suit une formation en programmation informatique qui ne débouche sur aucun emploi. “À l’époque, le suivi du Forem était très strict, j’étais obligé d’accepter les offres qu’on me proposait.”.
Il garde un mauvais souvenir d’un stage qui ne lui convenait pas et n’a plus jamais retenté l’expérience. Aujourd’hui, il se forme seul, via des plateformes en ligne, dans l’espoir de retrouver un travail.
Obligé de sortir du chômage ? Pour décrocher un job, vous serez désormais en concurrence avec un étudiant, un senior retraité et un flexi-jobQuel est le taux de chômage des plus de 50 ans ?
En Belgique, le taux de chômage des 50 ans et plus atteignait 4 % fin 2025. David, formateur aux métiers de l’industrie en Wallonie, en voit défiler quelques-uns dans ses formations : “Ces personnes sont souvent perdues. Elles ont perdu leur emploi et, pour le marché du travail, elles n’ont plus vraiment de place : jugées trop chères, trop âgées, ou les deux à la fois.
Beaucoup cherchent alors une formation « pour tenter de s’en sortir, pour ne pas rester bloquées. Mais leurs chances de retrouver un emploi stable restent faibles.”
Une fois exclus du chômage… Les victimes de la réforme de l’Arizona vont-ils vraiment être plus nombreux à chercher activement du travail ?Combien de personnes de plus de 45 ans sont-elles formées à Bruxelles et en Wallonie ?
Malgré ces difficultés, près d’un quart des personnes formées en Wallonie et à Bruxelles ont 45 ans ou plus et restent motivées à retrouver un emploi.
Et de la motivation, de l’engagement, il en faut : la plupart des formations se déroulent sur plusieurs mois voire des années avec un horaire temps plein, du lundi au vendredi de 7h à 17h. Une prime d’un ou deux euros bruts par jour peut être prévue, avec des obligations de présence.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.